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    Economie Internationale

    Club de Paris : Jusqu'à 80% de réduction de la dette des pays pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Le groupe des Sept réunis à Washington le week-end dernier a annoncé que le Club de Paris pourrait effacer 80% des dettes des pays les plus pauvres. Jusqu'à présent, le G7 n'acceptait d'effacer que 67% du total des dettes selon les accords de Naples de 1994.
    Le Club de Paris avait refusé la proposition de la Banque Mondiale (BM) qui lui demandait d'annuler près de 90% des créances bilatérales. La BM avait déjà annoncé, lors du G7 de Lyon, qu'elle affecterait près de 2 milliards de Dollars (1$=8,79DH), prélevés sur ses bénéfices, à un fonds fiduciaire chargé de rembourser le reste des échéances des pays pauvres après le traitement de leur dette par le Club de Paris.
    Le Fond Monétaire International (FMI), pour sa part, maintiendra définitivement ouverte sa facilité d'ajustement structurel renforcée (FASR), qui prête à 0,5% d'intérêt sur une longue période. La FASR est financée jusqu'à 1999 et s'autofinancera à partir de l'an 2005. Mais en attendant, il faudra trouver près de 2,5 milliards de Dollars pour la période 2000-2004.
    Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient proposé de vendre une partie du stock d'or du Fonds, de placer le produit de la vente et de reverser les intérêts dans les caisses de la FASR. Devant l'opposition de l'Allemagne, les autres pays du G7 ont décidé de pérenniser la FASR par des contributions bilatérales. Les pays pauvres qui bénéficieront de cette initiative devraient passer et respecter un accord de rééquilibrage de leurs finances publiques avec le FMI pendant trois ans. Ils devront en outre avoir conclu un autre accord avec le FMI dans le cadre de la FASR. Au terme de 6 ans de surveillance par le FMI, ils pourront bénéficier des 80% de réduction de leur dette bilatérale par le Club de Paris. C'est l'Ouganda qui devrait être le premier bénéficiaire de cette initiative.

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