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    Politique Internationale

    Chocolats: L'emballage en fête

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Les chocolatiers démarrent leur haute saison. Si les entreprises ont déjà passé leurs commandes pour les cadeaux de fin d'année, côté particuliers, ce n'est pas encore la bousculade. La campagne publicitaire bat son plein.



    Les clients ne se bousculent pas encore aux rayons confiserie des grandes surfaces et boutiques spécialisées. Mais les airs de fête sont bien là. La campagne a démarré. Dégustations, envois de mailings ou publicité dans les journaux, autant de moyens pour chatouiller le palais des plus gourmands et pousser à l'achat.
    La proximité du Ramadan ne semble pas inquiéter les revendeurs. «L'année dernière, les commandes arrivaient même deux semaines après les fêtes alors que le mois du jeûne était bien entamé», assurent-ils. Les semaines des fêtes se sont même prolongées. «De toute manière, il n'y a pas d'horaire fixe pour déguster des petites boulettes crémeuses». Pour Pralinor, Ramadan a plutôt bonne influence. D'habitude, les commandes arrivent à partir de la deuxième moitié de décembre. Cette année, les services de vente ont reçu des commandes dès les premiers jours du mois.

    Maisonnettes Kinder


    «Nos clients, notamment les entreprises, préfèrent prévoir plus de temps pour les cadeaux de fin d'année», indique M. Benjelloun de Léonidas. Les particuliers, eux, se manifestent souvent à la dernière minute.
    Truffes, nougats ou pralinés, les chocolats font en tout cas la part belle aux fêtes de fin d'année.
    Les grandes surfaces ont arboré les airs de fête. Marjane a étoffé son rayon chocolat. Tout y est, des boules en chocolat ou confiserie pour décorer la sapin de Noël, aux assortiments en passant par les rochers et les barres. Pour les enfants, les maisonnettes de Kinder sont séduisantes. Il y a aussi toute une panoplie de boîtes de chocolat local et importé.
    Selon les distributeurs, cette période connaît traditionnellement une très forte demande. S'ils sont prêts à donner la part du chiffre d'affaires réalisée en fin d'année, ils restent plutôt muets sur les recettes. Les opérateurs réalisent près de 80% de leurs ventes annuelles avec un pic de 40% pour les deux semaines entourant Noël et le Jour de l'An. Les affaires vont tellement bien qu'ils n'ont pas un moment de répit. Il est même très difficile de leur arracher un rendez-vous.

    Pour toutes les bourses


    Ce n'est donc pas un hasard si Jeff de Bruges a choisi cette période pour lancer à Casablanca un autre magasin spécialisé «Jeff Bonbons». Il y propose toutes sortes de friandises: pâte de fruits aux réglisses, sucre d'orge, caramels ou autres gommes.
    L'emballage est également en fête. Il se fait de plus en plus beau. Les supports sont choisis en fonction de la demande du client. L'artisanat a ainsi ses adeptes qui optent souvent pour les jarres en poterie ou les paniers. Aiguebelle propose une gamme de spécialités artisanales: bonbonnières en poterie, panoplie de plats en argent ou en cuivre rouge. Ainsi, le côté rustique est garanti. Selon M. Benjelloun, les clients préfèrent les coffrets classiques. Côté prix, l'emballage compte mais aussi la clientèle ciblée. Pralinor qui s'adresse à une clientèle moyenne affiche 280 DH le kilogramme. Pour Aiguebelle, les prix démarrent à 100 DH le kilogramme environ. Ce prix change selon les spécialités et les assortiments. A titres d'exemple, le must d'Aiguebelle est proposé à près de 120 DH les 105 pièces. Les Léonidas sont proposés à 450 DH le kilogramme pour toute la gamme de pralinés. Les chocolats importés, notamment les Champs Elysées de Lindt, sont proposés à 204 DH pour l'assortiment de 700g.

    Toutes ces gourmandises sont garanties pur chocolat. La précision est importante, puisque la concurrence vient essentiellement du sucre chocolaté. Mais, s'il mène la vie dure aux chocolatiers installés dans le segment moyen de gamme, il ne paraît pas inquiéter les distributeurs de chocolat de luxe. «Le chocolat est d'abord un goût. Le sucre chocolaté est un autre produit. C'est plutôt de la confiserie. Nous n'avons pas la même clientèle», assure M. Benjelloun.

    Malika EL JOUHARI

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