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    Chine: La ruée vers l’or se poursuit

    Par L'Economiste | Edition N°:3418 Le 06/12/2010 | Partager

    . Les importations du précieux métal ont atteint 209 tonnes . Le volume des transactions en hausse de 43%En Chine, les importations du métal jaune pourraient être multipliées par six cette année. L’or apparaît comme un refuge face à l’inflation. Son succès traduit l’opulence nouvelle des classes aisées. C’est le constat qui s’impose à la lecture des chiffres récemment communiqués par Shen Xiangrong, président de la Bourse de Shanghai. D’après ce dernier, les importations en Chine du précieux métal ont atteint 209 tonnes au cours des dix premiers mois de cette année. Un chiffre à comparer aux 45 tonnes importées sur l’ensemble de l’année 2009. L’appétit de l’usine du monde pour les matières premières en fait un acteur incontournable au niveau mondial. Cependant, malgré le bond spectaculaire de ses réserves, l’ogre chinois reste encore bien sage en matière aurifère. L’empire du Milieu souhaite augmenter ses réserves, mais les autorités monétaires sont conscientes de l’impact de leurs achats d’or sur sa valorisation. Elles cherchent donc d’abord à augmenter leurs réserves via leur production intérieure, pour ne pas provoquer une envolée du cours de l’or. La crise financière mondiale a eu des répercussions sur le comportement des investisseurs, désormais soucieux de préserver leur patrimoine et d’éviter des prises de risques excessifs. D’après certaines projections, il faut désormais s’attendre à ce que l’année 2010 se solde par une multiplication par six des importations d’or par rapport à 2009. Les investisseurs recherchent manifestement la sécurité, car l’argent, le palladium, ou encore le platine, sont également à la hausse. Il y a là des causes internationales, notamment le regain d’inquiétude autour de la péninsule coréenne et de la zone euro. Mais dans le cas chinois, un autre facteur intervient: l’envolée de l’inflation. Après avoir augmenté de 4,4% en octobre, un record en 25 mois, les prix pourraient même déraper de 5% en décembre, si l’on en croit une récente étude de Bank of America-Merrill Lynch. Or, pour Pékin, cette dérive est potentiellement inquiétante sur le plan politique, puisqu’elle pénalise en priorité les ménages les plus modestes. Les mesures pour ralentir la machine économique, et notamment bloquer le crédit bancaire, se sont donc succédé ces derniers mois. Au point de toucher la Bourse de Shanghai qui, après plusieurs mois d’enthousiasme, est entrée dans une phase de doute à la mi-novembre. Par ailleurs, à la Bourse de Shanghai, le volume des transactions sur l’or est en hausse de 43% sur les dix premiers mois de l’année, mais de 247% si l’on s’intéresse exclusivement aux transactions effectuées pour le compte de particuliers. Un engouement qui traduit également la nouvelle opulence de certaines classes chinoises. Laquelle se répercute sur toutes sortes de marchés, dont certains peuvent sembler inattendus.J. T.

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