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    Enquête

    Cherche ingénieurs désespérément

    Par L'Economiste | Edition N°:687 Le 21/01/2000 | Partager


    · L'INPT forme 50 ingénieurs pour une demande de plus de 1.000
    · Les instituts privés demandent à être associés à la formation
    · Près de 100 ingénieurs télécoms prévus pour la promotion 2003


    C'est un paradoxe. Alors que le chômage s'étend chaque jour un peu plus, dans les télécoms et nouvelles technologies, ce sont plutôt les écoles et les centres de formation qui n'arrivent pas à suivre la croissance de la demande des employeurs. Pallier au déficit en ingénieurs télécoms et réduire le risque de départ de ressources humaines à l'étranger. Deux préoccupations qui ont dominé le débat sur la formation lors du forum 2000 qui a été organisé à l'initiative de l'Institut National des Postes et Télécommunications (INPT), jeudi 20 janvier.

    Démonopoliser la formation


    L'ANRT (Agence Nationale de la Réglementation des Télécommunications) reconnaît les faits. "Nous partageons l'avis des professionnels sur le besoin. L'INPT a établi une stratégie à partir de cette rentrée universitaire pour assurer une montée en charge", précise M. Mohamed Kadiri, directeur technique à l'ANRT. L'enjeu ne se situe pas seulement au niveau de la formation. "Encore faut-il réussir à garder les ressources humaines qui sont en train d'être écrémées par les entreprises étrangères", avertit-il.
    Concrètement, l'année universitaire prochaine, l'Institut va augmenter le nombre de ses lauréats pour atteindre 100 ingénieurs, promet M. Abdelaziz El Hilali, chef de la Division de la Gestion des Etudes. En plus de 70 candidats qui vont rentrer à l'école via les classes préparatoires, 14 autres étudiants vont accéder à la première année sur concours. Quant à ceux qui sont titulaires d'une licence en mathématiques ou physiques, l'Institut va permettre à 14 étudiants d'intégrer directement la deuxième année.
    l'Institut a initié également cette année une formation "en ingénierie télécoms" d'une durée de six mois au
    profit des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Cette formation est ouverte sur concours aux titulaires d'une licence en physique ou mathématiques ou un diplôme équivalent. L'année 1999-2000 a connu aussi la création d'une nouvelle option "Mobile " en troisième année, après celle dédiée au "multimédia".
    Cette augmentation du nombre des ingénieurs et la diversification des options ne rassurent pas complètement les opérateurs. Ils s'accordent à estimer que le déficit en ressources humaines dépasse un millier d'ingénieurs. Comme alternative au déséquilibre entre l'offre et la demande, certains intervenants du secteur privé ont estimé que l'Agence a intérêt à "démonopoliser" la formation, compte tenu du fait que l'Institut lui a été rattaché depuis 1998. Une telle décision va permettre aux instituts de formation privés d'apporter leur contribution pour alimenter le marché en qualification. Il restera à résoudre la gestion de la fiabilité de leur produit.

    Rachid JANKARI

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