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    Economie

    Chbaâtou rejette la requête des officiers de la filière céphalopodière

    Par L'Economiste | Edition N°:910 Le 06/12/2000 | Partager

    . Les associations des officiers marins militent pour l'indémnisation sur les mois d'arrêt biologique décrété par le Ministère de tutelle. Le ministre n'a pas les moyens juridiques pour contraindre les armateurs à verser les salaires en période d'interdiction de pêcheLes officiers et marins de la filière céphalopodière n'ont pas obtenu gain de cause. Leur rencontre, tenue jeudi dernier, avec le ministre de tutelle n'a pas avancé leur situation d'un iota. L'arrêt de pêche décrété par le Ministère de la Pêche Maritime sera effectif à partir de janvier prochain. Il s'étalera sur une période de trois mois et touchera la région entre Boujdour et Lagouira au Sud du pays. Cet arrêt biologique n'arrange pas tous les intervenants de la filière. Les premiers qui s'estiment lésés sont les marins opérant dans cette branche. Pour cause, la décision a été prise sans mesures de compensation concernant l'indemnisation des marins et officiers de la flotte. Pour le ministre, et selon les déclarations de l'Association Nationale des Officiers de la Pêche Hauturière (ANOPH), «il n'y a aucun texte juridique qui permet aux autorités d'exiger des indemnités de la part des armateurs«. Ce qui aggrave encore davantage la situation de l'exécutif, car son intervention pour l'arrêt de la pêche n'a pas été réfléchie. . 2.000 Dirhams pour un marinOr, dans le cas contraire, le Ministère aurait pris le soin de mettre en place des garde-fous pour sauvegarder les intérêts et des opérateurs et des salariés marins. D'autant plus qu'une partie de la flotte est déjà en mer et se voit obliger d'écourter son séjour de pêche mettant ainsi en péril la rentabilité d'un secteur déjà mis à mal.Rappelons qu'un marin perçoit un salaire moyen de 2.000 DH par mois et un second capitaine entre 7.000 et 8.000 DH. Le capitaine, lui, a un salaire qui peut aller jusqu'à 15.000 DH sans oublier le pourcentage sur les captures.Au-delà de l'approche sociale de ce dossier, l'ANOPH a préparé une étude qui s'oppose aux arguments avancés par le Ministère pour démontrer le bien fondé des arrêts de pêche. Sans remettre en cause la politique des repos biologiques, les officiers déplorent le manque de dynamisme dans la gestion des arrêts. Pour M. Abderrahman El Yazidi, président de l'ANOPH, «l'ouverture de la pêche après chaque arrêt détruit les réserves en un laps de temps record«. Après chaque arrêt biologique, l'état de la ressource s'améliore. La reprise de la pêche en bloc détruit les ressources en trois semaines d'exploitation. La solution serait, selon M. El Yazidi, de mettre en place une sorte de relais où une partie de la flotte serait autorisée à opérer dans un délai fixé d'avance. L'autre partie s'activera après la première toujours dans le souci de ne pas détruire les ressources. Cette dynamique chère aux officiers se heurtera certainement au problème de l'indemnisation pour les périodes d'amarrage au port. Ce qui remettra encore une fois le dossier au point mort. «Un consensus entre armateurs et marins permettra alors de débloquer la situation«, prescrit M. El Yazidi. Chose facile à dire, mais difficile à réaliser. Sinon, le problème actuel n'aurait même pas eu lieu.Khalid TRITKI

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