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    International

    Changements de paradigmes aux Etats-Unis

    Par L'Economiste | Edition N°:3334 Le 05/08/2010 | Partager

    . Le cash des entreprises sert à l’investissement, pas à l’emploi. Record des ventes de biens d’équipement. Même le FMI a changé ses dogmesIl y a quatorze ans que les Etats-Unis n’avaient pas vu telle ruée des entreprises sur les biens d’équipement. Au deuxième trimestre de 2010, la croissance des achats est de 22% par rapport au même trimestre de l’année précédente, qui était faible, il faut le reconnaître. Ce taux est à rapprocher d’une part de la croissance du PIB, qui reste lente avec un petit 2,4%, et d’autre part du niveau du chômage.En revanche le taux de chômage reste haut, en dépit des plans massifs de sauvetages des grands pôles industriels. Le taux du chômage se maintient à presque 10%. Les analystes redoutent qu’il franchisse cette barre d’ici l’année prochaine. Ce chômage fort coexistant avec un record des investissements chez les entreprises signifie que ces dernières sont en train d’accroître leur productivité. Si cette interprétation est exacte, alors il faut s’attendre à des évolutions puissantes dans le domaine industriel comme dans celui des services. On sait en effet que l’économie américaine est la plus productive au monde, et que depuis le début du XXe siècle c’est elle qui donne le ton en matière de productivité. Deuxième point à remarquer, les entreprises américaines investissent avec leurs propres fonds. Effectivement, les banques restent encore très prudentes et ne suivent pas le signal de la Fed (Federal Reserve, la banque centrale) laquelle a pourtant placé les taux de base entre 0% et 0,25%. Les entreprises investissent donc avec leur propre cash, ce qui est nouveau dans ce pays où le crédit est une seconde nature. Et ce alors que la consommation reste très molle, d’une part à cause des chômeurs, d’autre part à cause des craintes de perte d’emploi, chez les autres.Les autorités monétaires américaines, en dépit de la hausse du chômage ont décidé de ne pas intervenir pour soutenir une relance qui se fait très molle. Mais le Fonds monétaire international, qui d’ordinaire ne discute pas les vues américaines, vient de sortir une note qui presse Washington d’intervenir. Le FMI se met donc plutôt sur les visions de Joseph Stiglitz (voir les articles du lauréat du prix Nobel dans nos colonnes), alors que l’organisation internationale, par nature, oblige les Etats à lutter contre leurs déficits. Encore un changement de paradigme. (Synthèse L’Economiste)

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