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    Economie

    Chambres professionnelles: La campagne électorale est ouverte

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    Les projecteurs sont braqués sur les élections des chambres professionnelles qui constitueront une part importante des deux cinquièmes de la Chambre des Conseillers. Enjeu: conférer à ces institutions un rôle plus dynamique et déterminant dans le développement économique et social.


    La campagne électorale pour les élections des chambres professionnelles a démarré hier 16 juillet. Elle devra prendre fin le 24, veille du jour du scrutin. L'ensemble de la classe politique attend cette échéance avec beaucoup d'effer-vescence. Deux raisons expliquent cet engouement et différencient cette élection des précédentes. La première, constituant un enjeu, a trait à l'évolution de l'environ-nement législatif. Le cadre réglementaire a en effet été modifié et l'article 38 de la Constitution confère aux chambres un rôle principal dans la région. Ce rôle confié aux membres des différentes chambres devra être perçu à travers un nouveau prisme, puisque ces derniers représenteront une part importante des deux cinquièmes de la Chambre des Conseillers.

    La seconde concerne l'évolution du cadre économique marqué par l'adoption de nouvelles lois (code de commerce, loi sur la société anonyme notamment) et les signatures d'accords internationaux comme le GATT et l'accord d'association et la zone de libre-échange. Ces évolutions succes-sives devront inciter les chambres à se muer en acteurs à part entière. Pour M. Driss Lachgar, député USFP chargé d'affiner la position de son parti dans ce dossier, l'heure de modifier les règles de fonctionnement des chambres a sonné. Les lois sur ces institutions ont toujours été focalisées sur le volet électoral au détriment de leur rôle dans l'économie régionale et nationale. «Les deux tiers des articles sont consacrés au mode d'élection de la chambre, le tiers restant s'attache au volet de la tutelle», indique M. Lachgar. A ses yeux, le gouvernement est conscient que les chambres ne sont que des coquilles vides ne disposant pas du poids nécessaire pour peser sur l'échiquier politique et économique. Pour convaincre, il cite l'épisode du dialogue social où ces institutions ont brillé par leur absence, contrairement à la CGEM qui a signé la Déclaration Commune du 1er août, montrant ainsi que la confédération du patronat était un interlocuteur incontournable.

    Quatre collèges pour la pêche


    Les listes électorales des chambres professionnelles ont été arrêtées depuis quelques semaines. Le grand nombre des inscrits se trouve dans les chambres d'agriculture, soit 1.466.539. Ils représentent à eux seuls 79% du corps électoral. Quant aux chambres de commerce, d'industrie et de services, elles comptent 201.735 (11%) pour les trois collèges (commerce, industrie et services). Pour les Chambres d'artisanat, ils sont 181.483 inscrits (9%) répartis entre l'artisanat d'art et de production et l'artisanat de services. Les 9.084 inscrits dans les chambres des pêches maritimes (1%) devront élire 120 sièges pour quatre collèges électoraux: pêche hauturière, pêche côtière, pêche artisanale et activités littorales.
    Les membres des chambres d'agriculteurs sont élus au scrutin uninominal à la majorité relative à un tour. Quant aux autres, ils seront élus au scrutin de liste à la représentation du plus fort reste. Toutefois, l'élection a lieu au scrutin uninominal à un tour au cas où un seul membre est à élire dans une circonscription électorale.

    Les électeurs dont le nombre approche les 2 millions participent directement dans l'économie du pays en ayant une part importante dans le PIB. Pas moins de 10% de la patente versée par ces opérateurs va dans les caisses des chambres pour financer leur fonctionnement. Ces professionnels devront résoudre des problèmes jusqu'ici occultés par des calculs politiques, notamment l'assurance des artisans, l'absence de couverture sociale et le droit à la retraite pour les commerçants. Les enfants des petits commerçants partent très rarement en vacances puisque le père ne prend jamais de congé.
    Il s'agit donc d'élire des professionnels qui s'attelleront à modifier l'arsenal réglementaire afin de faire participer l'ensemble des membres dans la vie des chambres. M. Lachgar s'insurge contre le système de représentativité des membres jugé inéquitable: «Une épicerie dispose de la même voix qu'un grand supermarché, ce n'est pas normal. La représentativité devra se dégager de la nature de l'entreprise».

    Mohamed CHAOUI


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