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    Economie

    Céréales: Une hausse des prix en septembre?

    Par L'Economiste | Edition N°:3338 Le 11/08/2010 | Partager

    . Risque de perturbations du marché national dès la mi-septembre . A l’international, les prix du blé ont bondi de 50%LA vague de chaleur donne des sueurs froides aux pays producteurs et aux importateurs de céréales. De fortes perturbations sont annoncées sur le marché international, la flambée des cours et, par ricochet, de sérieuses tensions sur les importations. La Russie, 3e exportateur mondial de blé, vient de décider un embargo sur ses exportations de blé et produits dérivés jusqu’à la fin de l’année. Une décision prise suite à la chute des récoltes, des incendies et à la canicule, qui aura certainement des répercussions sur le marché mondial.Par ailleurs, la sécheresse conjuguée aux différentes inondations au Pakistan, en Inde et en Chine n’arrange pas non plus la situation. S’y ajoute la baisse de l’ordre de 20% de la production dans des pays comme la France et le Canada qui accentue les inquiétudes du marché. Ainsi, la production mondiale est évaluée à 23 millions de tonnes de moins.Face à cette situation, l’Egypte vient d’importer 240.000 tonnes, à un prix supérieur à 280 dollars FOB.La conjugaison de tous ces facteurs se traduit déjà par une forte demande et une tendance de révisions des prix à la hausse. Une hausse accentuée par le repli du dollar et la remontée des prix du pétrole. «Nous sommes revenus aux conditions du marché de 2007», précise un expert du marché céréalier basé à Casablanca.Valeur aujourd’hui, le prix de la tonne est à 303 dollars FOB. Si l’on veut aujourd’hui importer de France, le quintal revient à quelque 422 dirhams. Résultat, les prix internationaux du blé ont bondi de plus de 50%. «Une situation qui aura certainement un impact sur les approvisionnements du blé au Maroc et un impact sur les prix des farines à partir de la mi-septembre», prédisent des professionnels. Les stocks actuels au Maroc peuvent encore couvrir les besoins jusqu’à septembre. Contactés par l’Economiste, les responsables de l’Onicl (Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses) sont restés injoignables. Une chose est sûre, selon les professionnels, «valeur aujourd’hui, il n’y a aucun impact sur les prix des farines au Maroc». Pour preuve, le maintien des 350 DH le quintal explique que la baguette se vend encore à 1.20 DH. Mais d’ici le 15 septembre, «il va falloir que l’Etat mette la mains à la poche et prévoir tous les scénarii possibles pour assurer l’approvisionnement des minotiers industriels. D’autant plus que certains d’entre eux seraient déjà en rupture de stocks», signale un minotier à Casablanca. Or, aux niveaux actuels des cours, même à zéro droit de douane, le prix coûtera entre 270 et 280 DH/le quintal. Autrement dit, le prix de référence qui est de 260 DH sera forcément dépassé. A noter que l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (Onicl) vient de lancer un appel d’offres pour l’attribution du contingent tarifaire préférentiel accordé par le Maroc aux Etats-Unis dans le cadre de l’accord de libre échange. L’Onicl procèdera à l’ouverture des plis le 25 août. Ce contingent, rappelons-le, porte sur 140.000 tonnes métriques de blé dur. Les Etats-Unis sont le premier fournisseur de céréales du Maroc, suivis de la France et du Canada. A fin juin, le Maroc a importé 957 millions de tonnes de cérales pour une valeur de 1,7 milliard de DH.


    L’effet Ramadan

    SELON des professionnels du marché céréalier, l’effet Ramadan a fait que la demande est revenue à des niveaux jugés normaux. Valeur aujourd’hui, les minotiers ont pris leurs dispositions pour faire face à cette demande. Mais le plus dur reste à venir compte tenu d’un marché international très versatile, marqué par l’instabilité des prix! Rendez-vous donc pris pour septembre. Amin RBOUB

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