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    Economie

    Centres d’appels/Délocalisation
    Les opérateurs négocient avec l’Etat français

    Par L'Economiste | Edition N°:3331 Le 02/08/2010 | Partager

    . Le premier round plutôt satisfaisant. Promesses de mesures non punitives Le secrétaire d’Etat français à l’Emploi, Laurent Wauquiez, serait-il en train de faire marche arrière concernant les mesures anti-délocalisation? Selon l’Association marocaine de la relation client (AMRC), qui s’est déplacée à Paris mardi 27 juillet pour rencontrer Wauquiez, ce dernier aurait changé de discours. «Aujourd’hui, il ne parle plus de relocalisation», affirme Youssef Chraïbi, président de l’AMRC. Un point de gagné pour les centres d’appels au Maroc? La réponse reste mitigée puisque les négociations entre l’AMRC et le secrétaire d’Etat français à l’Emploi ne font que démarrer. D’autres rounds sont, en effet, prévus en septembre, juste avant les assises des centres d’appels français programmées le même mois. Toujours selon l’association, «Wauquiez assure qu’il n’est pas question de mettre en place des mesures qui viseraient à nuire au développement de ce secteur au Maroc en fragilisant les entreprises qui s’y sont installées». De l’optimisme mesuré de l’AMRC, il ressort que le secrétaire d’Etat français s’est montré ouvert à la discussion sur le contenu de ces mesures afin de les faire évoluer vers un sens «incitatif» et non un sens «punitif» pour les candidats à l’offshoring. Ce dernier a tout de même souligné que la délocalisation dans les métiers de services est une préoccupation majeure de son gouvernement, car elle est perçue comme une menace réelle pour les emplois en France. Rappelons que les mesures ont été annoncées pour calmer les ardeurs des syndicats télécoms en France. Ces derniers se sont élevés après que Télé Performance ait décidé de fermer 8 sites dans l’Hexagone, entraînant une suppression de 900 emplois. L’entreprise avait également décidé de s’implanter au Maroc et d’y créer près de 1.200 emplois. Les mesures de Wauquiez, qui sont actuellement à l’étude, annoncent une sur-taxation des appels provenant des sites implantés à l’étranger. Une mesure fiscale qui trouvera du mal à passer devant la commission de Bruxelles. Les mesures comprennent également une panoplie d’incitations à la relocalisation des centres d’appels en France. Sur ce point, l’AMRC ne semble pas inquiète. «Les incitations accordées par chacun des deux pays sont de bonne guerre», souligne Chraïbi. Autres dispositifs anti-délocalisation, l’obligation d’annoncer au client final le lieu de traitement des appels. Ce point pourrait être validé par Bruxelles. Durant la rencontre avec Laurent Wauquiez, l’AMRC a mis en relief «le caractère contradictoire de ces mesures, à l’heure où la France vante les vertus du codéveloppement et à un moment où les entreprises françaises bénéficient grandement de l’ouverture du Maroc dans des secteurs majeurs comme les infrastructures ou l’énergie». Pour l’association marocaine, le développement au Maroc du secteur n’a pas impacté la création de l’emploi en France. En 2009, année de crise, le secteur de la relation client a créé plus de 10.000 emplois. Actuellement, plus de 250.000 personnes travaillent dans les centres d’appels en France.J.B.

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