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    Entreprises

    Cellulose du Maroc opte pour l'intégration en amont

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Cellulose du Maroc parachève sa modernisation en décrochant la certification ISO 9002. Les actionnaires se portent garants du processus en augmentant le capital à 650 millions de DH.

    Cellulose du Maroc vient de décrocher la certification ISO 9002.
    Elle entre ainsi dans le club des 50 producteurs de pâte à papier certifiés dans le monde (1). Le processus a été lancé depuis près de deux ans. Une première tranche du programme d'investissement d'un montant de 300 millions de DH lui a permis de se doter d'un procédé de fabrication conforme aux standards internationaux. Ainsi, le producteur de pâte à papier recourt, non plus au chlore gazeux, mais à l'oxygène moins nuisible à l'environnement.
    La seconde tranche d'un montant équivalent a porté sur le changement de procédé. La modernisation de l'outil de production s'est traduite par la mise en place d'un système de commandes et de maintenance préventive par ordinateur. Par ailleurs, la capacité de production de l'unité a été augmentée de 25% à 125.000 tonnes, afin de mieux satisfaire la demande étrangère. Economie de consommation en énergie et des autres intrants et récupération de la totalité des produits chimiques figurent également parmi les priorités.
    Pour accompagner l'effort de mise à niveau, les actionnaires de Cellulose du Maroc ont procédé à une augmentation de capital de 200 millions de DH en juillet 1997. Le capital s'élève aujourd'hui à 650 millions de DH, réparti entre l'Arab Investment Company et un pool d'investisseurs institutionnels et de banques (la SNI, la CDG, la BNDE, la CIMR et CNIA).

    Clonage d'eucalyptus


    "Il est clair que la pérennité de l'entreprise reste liée au processus d'intégration et notamment en amont de la filière", souligne M. M'Hammed Mezzour, vice-président-directeur général de Cellulose du Maroc. L'objectif est de sécuriser la production nationale de la pâte à papier et limiter les dépenses d'importation de bois en provenance de l'Afrique sub-saharienne. Les importations de la matière première, nulles en 1987, atteignent actuellement jusqu'à 50% des besoins de l'entreprise.
    Initiée en deux étapes, l'intégra-tion en amont est effective depuis près d'une année. Entre 1987 et 1993, le producteur de pâte à papier conclut un accord de partenariat avec l'Administration des Eaux et Forêts et AFOCEL, une société française de recherche pour la mise en route d'un contrat-programme de recherche appliquée.

    Objectifs: améliorer la génétique de l'eucalyptus, mettre en place des techniques de plantation et d'exploitation optimales et rechercher des formules d'amé-lioration des rendements.
    "En 1991/1992, le groupe découvre des variétés d'eucalyptus dont les rendements sont 4 à 5 fois supérieurs à celles existantes, dans des conditions de sol et de climat similaires", explique M. Mezzour. Autre avancée: ces plantes peuvent être produites en quantité industrielle par multiplication végétative (clonage) avec un taux de réussite de près de 70%.
    Au total, la production de bois de qualité peut être multipliée par 4 à 5 fois et les rendements améliorés de 10% environ.
    "Ces deux découvertes nous permettent donc de réaliser le reboisement dans des conditions normales et à des rendements intéressants". Autre avantage de l'intégration: boucler l'équilibre énergétique par l'utilisation des écorces d'eucalyptus pour économiser 35 millions de DH environ.
    Depuis 1994, des contacts suivis avec le Ministère de l'Agriculture ont débouché sur un accord de reboisement. Cellulose du Maroc va assurer, via sa filiale Eucaforest, la plantation de 25.000 ha sur une durée de 8 ans. Ce qui devrait couvrir près de 60% des besoins de la société et mettre un terme aux importations d'eucalyptus. L'investissement requis est évalué à 350 millions de DH. Outre l'apport des actionnaires, un crédit à long terme de 100 millions de DH a été débloqué sur une durée 10 ans par la BNDE et la Caisse Française de Développement.

    Le programme prévoit un rythme de reboisement de 3.000 ha par an. D'ores et déjà, quelque 12.000 ha ont été plantés. A signaler que le délai de coupe de l'eucalyptus est de 10 ans.
    Parallèlement à cet effort de mise à niveau, Cellulose du Maroc affiche une production et un chiffre d'affaires en hausse. A fin août, elle a produit 72.000 t de pâte à papier contre 69.000 en 1996 à la même période. Le chiffre d'affaires généré a, lui, atteint 380 millions de DH contre 280 millions l'année précédente.

    Mouna KABLY

    (1) Cf L'Economiste numéro 240 du 25 juillet 1996

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