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    Affaires

    Casablanca/Hay Hassani
    Résidence Ibn Sina: A quand la reprise des travaux?

    Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

    . Deux enquêtes de l’Intérieur et des réunions avec les responsables restent sans issue LE complexe résidentiel Ibn Sina est au point mort (cf.www.leconomiste.com). Ni les enquêtes du ministère de l’Intérieur, ni les promesses des autorités casablancaises n’ont servi à relancer le projet. Un projet de construction d’une vingtaine d’immeubles qui traîne depuis 1992. C’est l’ex-commune Hay Hassani qui l’a initié. Elle a promis aux acquéreurs, dans le compromis de vente, de livrer les trois premières tranches en 1993 et la dernière en 1994. En 2005, le projet piétine encore. C’est la dernière tranche qui pose le plus de problèmes. Certes, les gros œuvres y sont accomplis à hauteur de 70%, mais depuis 2003, date du fameux passage à l’unité de la ville, c’est l’arrêt pur et dur des travaux. Depuis, c’est la mairie qui assume, en vertu de la nouvelle charte, l’héritage des ex-communes. Un lourd fardeau, fait de dettes et de mauvaise gestion. Des tentatives par-là, des promesses par-ci, mais rien de concret. Contacté par L’Economiste, la préfecture d’arrondissement Hay Hassani décline toute responsabilité: “après des réunions avec les intervenants dans le projet, c’est désormais la ville qui en assume la responsabilité; la distribution des compétences oblige”. Apparemment, l’autorité de tutelle locale ne se soucie pas du sort des 48. Des familles qui, pour certaines, ont réglé la totalité du prix de leur appartement (340.000 DH) sans pour autant recevoir la contrepartie. Elles se trouvent ainsi contraintes de louer des logements pour vivre. Ce qui leur fait un surplus de dépenses. Treize ans après le lancement du projet, on se retrouve avec des femmes veuves et des retraités qui ont tout donné pour avoir leur propre toit. Grande déception. L’association des bénéficiaires s’est réunie avec le maire de la ville et les responsables de la préfecture Hay Hassani. Un échéancier a été même arrêté. Il fixe les délais de reprise des travaux de la part de Lydec, de l’entrepreneur et de la conservation foncière. Des démarches ont été aussi entreprises pour que le trésorier de la ville puisse percevoir les versements des acquéreurs. Mais ces initiatives sont restées lettre morte. Sur le plan de la gestion financière, c’est le chaos. Le coût du projet est évalué à 25 millions de DH. L’ex-commune Hay Hassani a opté pour la technique du CAS (Compte d’affectation spéciale) pour le financer. Le CAS servira de caisse aux versements des bénéficiaires. En 2001, le conseil de l’ex-commune contracte un crédit FEC (Fonds d’équipement communal) de l’ordre de 25 millions de DH. Objectif: alimenter le CAS! C’est un vrai casse-tête.


    Solution

    EN vue de relancer les travaux, l’association des bénéficiaires Ibn Sina exhorte les autorités à recourir au liquidateur judiciaire. C’est grâce à lui que 70% des gros œuvres ont été réalisés juste avant la mise en place de l’unité de la ville. Une deuxième proposition consiste à contraindre ceux qui ont bénéficié des appartements gratuitement ou à prix symbolique de payer leur dû. En dernier lieu, les autorités doivent résoudre le problème avec le trésorier de la ville qui continue à refuser de recevoir les acomptes des bénéficiaires.Ali JAFRY

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