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    Economie

    Casablanca/circulation: Ça bouchonne toujours!

    Par L'Economiste | Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    . Plus de 1,5 million de véhicules dans les rues quotidiennement . La situation a empiré avec les inondations VILLE blanche, capitale économique et… championne des bouchons. Bien qu’il n’y ait pas une étude spécifique à l’échelle nationale, Casablanca s’avère pourtant la plus embouteillée du Royaume loin, très loin, devant les autres villes.On n’a pas besoin de statistiques pour comprendre qu’il n’y a pas d’heures de pointe à Casablanca. Il faudrait plutôt parler de jours de pointe! Parce que le calvaire de la circulation est devenu permanent. Les automobilistes le vivent, en effet, au quotidien. Après les graves inondations d’il y a une dizaine de jours, les seules données disponibles font état aujourd’hui de 16 principaux points noirs. Les pires sont situés au centre-ville, notamment au niveau du boulevard Zerktouni avec plus de 80.000 voitures par jour. L’autoroute urbaine (120.000 véhicules par jour) et le carrefour entre le boulevard Mohammed VI et Ouled Ziane (8.000 voitures en heure de pointe) sont également parmi les artères saturées.Les choses ont empiré après les dernières précipitations. En effet, plusieurs axes ont été fermés à la circulation à cause de l’affaissement de chaussées. «Nous étions, par exemple, dans l’obligation d’interdire la circulation sur le boulevard Moulay Abderrahmane (au niveau de la gare ferroviaire Casa-Port) et du boulevard Abdelmoumen, vu que leurs chaussées ont été endommagées», indique Mohamed Almaoui, chef du corps urbain d’Anfa. Et d’ajouter que «chaque déviation impacte directement d’autres artères de la ville et perturbe donc l’ensemble du trafic». Par ailleurs, la problématique des déplacements dans la métropole est liée à «l’aménagement des carrefours qui n’est pas optimum et par ce fait accentue la congestion du réseau».Pour l’heure, le nombre de déplacements, tous modes confondus, est estimé à 11 millions par jour (dont 6 millions à pieds, 500.000 en deux roues motorisées, 1,5 million pour les voitures individuelles, taxis et bus). En 2030, il faudrait compter entre 13 et 15 millions de déplacements quotidiens. Le défi de déplacement vient, en effet, de l’augmentation rapide du parc automobile. Une croissance qui n’est pas accompagnée d’un développement des transports, et des infrastructures. Dans ce sens, le schéma directeur d’aménagement urbain de la région insiste sur la maîtrise de la croissance rapide que connaît aujourd’hui l’usage de l’automobile. Il faut dire que le défi est difficile à relever surtout lorsqu’on observe d’ores et déjà la saturation des axes routiers aussi bien radiaux qu’en rocade. Autre solution: offrir un réseau de transports collectifs plus performant. Le réseau actuel montre des défaillances par rapport aux besoins (services médiocres, parc vétuste, trajets longs, répartition très inégale…). Par ailleurs, les taxis, estimés à plus de 12.500, occupent aujourd’hui le tiers de la voirie dédiée à la circulation générale. Casablanca est appelée à faire un saut qualitatif et quantitatif dans le domaine des transports collectifs pour répondre aux enjeux futurs, éviter l’asphyxie automobile et ses impacts négatifs sur l’économie, l’environnement et la qualité de vie. Elle doit aussi développer un système nettement plus performant, incluant des offres complémentaires en bus et pourquoi pas en tramway. L’objectif est d’encourager les citoyens à opter pour le transport collectif. En attendant que ce rêve se réalise, les Casablancais vivent depuis une dizaine de jours le calvaire. Certes, certains moins que d’autres, mais d’une manière générale, ils sont tous confrontés à longueur de journée au problème des bouchons et des points noirs. Jusqu’à quand? Bouchra SABIB

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