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    Economie

    Casablanca
    Gare routière Ouled Ziane: Chassez le naturel…

    Par L'Economiste | Edition N°:3332 Le 03/08/2010 | Partager

    . Resquille, arnaque, saleté…. Une véritable pagaille. Un beau loupé du transport public de voyageurs Gare routière Ouled Ziane, mardi 27 juillet. Il est 9 heures, devant le grand bâtiment, une multitude de courtiers entourent les passants en les hélant. Avant même de traverser la grande porte qui donne accès au grand hall, et même aux alentours de la gare, chacun cherche des clients voyageurs pour vendre les services du transporteur pour lequel il travaille en toute illégalité.L’anarchie est manifeste. Des klaxons, des voyageurs qui peinent avec leurs bagages, des pleurs d’enfants, des courtiers qui s’égosillent à annoncer les noms des destinations «Rabat, Marrakech, Agadir… » Et des détaillants qui hurlent... La notion de harcèlement s’applique partout. Les principales portes sont bloquées par les autocars qui s’alignent en attentes de potentiels nouveaux clients, ce qui pose également des problèmes et perturbent le trafic.A l’intérieur, c’est pire. Les voyageurs en attente deviennent hystériques. Les destinations Agadir et Essaouira sont condensées. « On a renforcé ces deux lignes, en ajoutant des autocars de secours», indique l’un des responsables administratifs de la gare. Plusieurs guichets sont fermés et la vente des billets se fait par des courtiers ici et là, au marché noir, et souvent à des prix exorbitants. « Je prends l’autocar chaque mois, donc je connais très bien les tarifs, ils augmentent à cette occasion de plus de 30% » riposte Saad qui tente de prendre l’autocar pour Ouarzazate. «Avec la saison estivale et les vacances scolaires, les gens se déplacent énormément, c’est pour ça que les prix montent» ajoute un courtier. La saleté est partout: dans les cafés, les toilettes, les guichets, sur les autocars…L’esplanade d’Ouled Ziane reçoit chaque jour en cette période estivale plus de 3.000 voyageurs qui prennent la route, et 5.000 autres qui débarquent à Casablanca. A noter que d’autres passagers ont pris l’habitude de réserver au garage du transporteur sans se déplacer à la gare routière par crainte du désordre.La plupart des passagers ne sont pas contents des services de la gare routière, ils se plaignent du retard des autocars qui ne se présentent presque jamais à l’heure, du chantage des courtiers et même les voleurs qui rôdent dans les parages. « Le manque de contrôle systématique donne lieu à des arnaques pratiquement quotidiennes des voyageurs», indique Rachid Badra, un fonctionnaire tangérois qui compte se déplacer vers Tanger. Et pourtant, Il ya quelques années, l’accès au quai d’embarquement était entièrement contrôlé par des vigiles qui demandent aux voyageurs de montrer leurs billets avant de les laisser accéder aux véhicules. Les vigiles sont toujours là mais pour la forme seulement. Inaugurée le 19 février 1999, la gare routière était un projet ambitieux avec des infrastructures qui proposent généralement des services aux passagers, tels que des lieux d’attente, des commerces, des guichets vendant des billets de transport, des toilettes, donc un nouveau look. Il avait nourri beaucoup d’espoirs pour la réforme du transport public de voyageurs. Aujourd’hui c’est la désillusion. Un flop sur lequel visiblement Karim Ghellab ne semble avoir aucune emprise.Tarek BouraqueStagiaire de l’ESJC

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