Affaires

Casablanca veut réguler son transport

Par L'Economiste | Edition N°:2177 Le 22/12/2005 | Partager

. L’Intérieur a décidé la création d’une agence de régulation du transportLE ministère de l’Intérieur a décidé la création d’“une agence de régulation du transport” dans le Grand Casablanca. La Région a donné déjà son feu vert lors de la session de mars 2005. Idem pour les autres communes qui constitueront le ressort de la future agence: Casablanca, Mohammédia, Aïn Harrouda, Nouaceur, Médiouna et Tit Mellil.L’Agence de régulation est dotée d’une autonomie financière. Elle est aussi mise sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Comme le stipule l’arrêté de création, sa mission consiste à “mettre en place une politique de transport au niveau du Grand Casablanca”. Son rôle est aussi de mettre de l’ordre dans un secteur qui brille par son anarchie. Ce qui passe par une mise en coordination des politiques sectorielles afin de réaliser “une complémentarité des modes de transport des personnes et des marchandises”. Autre mission du régulateur, l’arbitrage. L’agence doit en effet résoudre les conflits qui surgissent entre les intervenants. Elle aura du pain sur la planche. Les accusations des concessionnaires envers M’dina bus sont monnaie courante. Les infractions aux cahiers des charges aussi. M’dina bus n’a pas acquis les 172 nouveaux bus qu’il a promis. Il ne dessert pas les communes périphériques comme Nouaceur, Dar Bouazza et les communes rurales composant la province de Médiouna. Les concessionnaires posent encore beaucoup plus de problèmes. Et l’une des priorités pour l’Agence de régulation est de les contraindre à payer ce qu’ils doivent à la commune. Rien que pour la période allant de 1986, date de la mise en marche du transport par concession, à 2002, les concessionnaires ont cumulé 22,3 millions de DH de dettes. Sans parler du vieillissement du parc, de la pollution de l’air, visuelle et sonore.Les transporteurs de marchandises ont aussi leur lot de problèmes. L’informel livre rude concurrence aux sociétés organisées. Celles-ci ne cessent de dénoncer cette situation.Sur le plan de son organisation, l’Agence de régulation est gérée par un conseil d’administration, un comité technique et un directeur. Ce dernier est présidé par le wali. Côté ressources, l’agence bénéficie des contributions immobilières de la Région et des autres collectivités qui sont du ressort de l’agence. Ces dernières auront aussi à débloquer des cotisations financières annuelles. L’Etat accorde également des subventions. Les intervenants et autres exploitants du secteur du transport au niveau de la région sont tenus à des participations financières.Ali JAFRY

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