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    Economie

    Casablanca veut exploiter ses moteurs de croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:3342 Le 17/08/2010 | Partager

    . L’Aérocity de Nouaceur, prête en 2012. Renforcement des secteurs du textile et de l’agro industrie CASABLANCA, des atouts et des potentialités. La ville est en tête de presque tous les indicateurs socio-économiques: 80% du fret aérien, 75% des emplois TIC (technologie de l’information et de la communication), 55% des échanges extérieurs et 48% des investissements industriels... Ce n’est pas tout. Casablanca est aussi en tête en termes d’établissements de formation professionnelle (46%), des exportations industrielles (45%), des établissements industriels (38%) et du réseau bancaire (31%). Ce sont ces atouts que les décideurs de la ville veulent exploiter. La wilaya, les préfectures d’arrondissement, les délégations des ministères et en particulier le CRI (Centre régional d’investissement) mettent à contribution «les quatre moteurs de la croissance régionale», selon l’expression de Hamid Ben Elfadil, directeur du CRI. Un premier pilier: la déclinaison territoriale du plan Emergence. Le second axe est la vision touristique 2012. Le troisième moteur est constitué de grands projets structurants alors que le dernier axe consiste à développer de nouvelles niches sectorielles. La déclinaison territoriale du plan Emergence consiste à donner à cette feuille de route nationale une concrétisation casablancaise. La métropole a des potentialités et peut devenir une première plateforme logistique régionale du BPO (Business Process Outsourcing) et d’ITO (Information technologie outsourcing). Ce sont des formes d’externalisation des processus liés aux technologies d’information et aux métiers. Autrement dit, attribuer la réalisation d’une partie de l’activité de l’entreprise à un prestataire extérieur, un sous-traitant. Le BPO est légion dans les domaines des ressources humaines (paye, formation, recrutement, gestion des compétences, etc.). Il est aussi présent dans d’autres domaines comme les centres d’appel, les services de facturations externes, la comptabilité, le marketing, le support technique, le service après-vente. En ce qui concerne la capitale économique, l’externalisation des processus métiers concerne d’une part les activités administratives générales et d’autre part les activités de gestion de relations clients. Mais aussi les activités métiers spécifiques. L’ITO concerne les activités de gestion d’infrastructure, de développement de logiciels et de maintenance applicative. Casablanca est une première plateforme régionale du BPO et de l’ITO grâce à son offre territoriale qui est le Casanearshore park. Le parc d’activités tertiaires est dédié aux sociétés spécialisées dans le développement de logiciels, la gestion d’infrastructures, le back office bancaire et l’assurance, la gestion de la relation client, etc. Casaneareshore est le premier pôle nearshore du Maroc et le plus grand d’Afrique du Nord. Il offre 300.000 m² de bureaux et services dans un campus intégré au sein d’un parc boisé de 53 hectares. Le tout pour un investissement de 3,4 milliards de DH. Il est aussi attendu qu’il génère une contribution au PIB de 5 milliards de DH à l’horizon 2015. Casablanca entreprend également de devenir la première plateforme régionale de sous-traitance aéronautique. La ville prépare une offre territoriale, le Casa Aérocity de 80 hectares situé à Nouaceur. La livraison de cette zone franche est prévue pour 2012 selon le Schéma directeur des zones d’activités économiques (cf:www.leconomiste.com) et réalisera un chiffre d’affaires de 15 milliards de DH à l’horizon 2015. Autres défis de la métropole: préserver sa domination en termes de plateforme logistique multimodale et avoir une position dominante dans le secteur du textile et l’agro-industrie (120 milliards de DH de chiffre d’affaires). Ces offres territoriales (BPO/ITO, aéronautique, logistique, textile et agro-industrie) vont créer quelque 150.000 emplois prévisionnels. L’autre source d’inspiration des décideurs casablancais, c’est la vision 2012. Ils ambitionnent d’attirer un million de touristes à cet horizon. Ce qui passera par une offre touristique diversifiée avec 10.000 lits supplémentaires actuellement en chantier (plan Mada’in, Palais des congrès et Marina). Selon les pronostics, le nombre d’emplois à créer dans le secteur du tourisme est de 100.000 postes. Les grands projets structurants représentent le troisième axe de la compétitivité. Ils consistent en des chantiers divers comme les villes nouvelles de Zenata, Nouaceur, Anfa, Casablanca Business Park (cf:www.leconomiste.com) et les 3 lignes de tramway, une ligne de métro et une ligne RER (Réseau express régional). Le potentiel d’emploi de cet axe est de 85.000 postes.


    Health valley

    LA métropole entend aussi développer une stratégie agressive afin d’être leader dans de nouvelles niches sectorielles. «Nous voulons développer une offre compétitive sur des niches sectorielles à fort potentiel de développement. Nous visons la franchise, la finance, le tourisme de santé et les énergies renouvelables», indique Ben Elfadil. Certains projets en cours concrétisent cette ambition. Il s’agit de Casa City (place financière internationale), Mega Mall, Health valley et Kyoto Park (1.000 MW d’énergie éolienne en 2020). Le créneau des niches sectorielles drainera près de 120.000 emplois.Ali JAFRY

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