×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Casablanca: Sidi Moumen traite ses bidonvilles

    Par L'Economiste | Edition N°:3349 Le 27/08/2010 | Partager

    . 200 familles recasées. Les bénéficiaires se chargent de la construction Le Ramadan porte bonheur aux habitants de douar Sekouila à Sidi Moumen. Ces derniers ont reçu «un précieux cadeau», selon l’expression de Ahmed Brija, président de l’arrondissement de Sidi Moumen, et premier adjoint du président du Conseil de la ville. Il s’agit de 98 lots de terrains de 74 mètres carrés chacun constructibles en un R+3, et distribués à 194 familles. «L’opération de distribution a été effectuée par tirage au sort en présence des familles concernées», indique Brija. Modus operandi: deux urnes sont déposées, une contient les noms des bénéficiaires, et l’autre les numéros des lots. Les terrains sont sis au lotissement «Al Amane 1» et font partie du programme de recasement de 13.712 baraques réparties sur les douars du bidonville Sidi Moumen, en l’occurrence douar Sekouila (6.077 baraques), Thomas (1.983), Rhamna (4.494) et Zaraba (659). Par ailleurs, la distribution des lots relève du programme «villes sans bidonvilles» qui procède par trois variantes: relogement, recasement ou restructuration sur place. L’opération de distribution de lots à douar Sekouila entre dans le cadre du recasement. Les bénéficiaires reçoivent des terrains et c’est à eux de les construire. La règle: un lot pour deux familles. Et chaque lot offre quatre appartements construits sur quatre niveaux. Souvent, ces familles disent qu’elles n’ont pas d’argent pour financer la construction. La solution trouvée à ce blocage, c’est de permettre à chaque famille de faire appel à une tierce personne qui apportera le financement. En contrepartie, elle reçoit un appartement. Toujours selon le président de l’arrondissement Sidi Moumen, «il a été jusqu’à présent procédé au recasement de près de 70% des habitants de douar Sekouila et de 60% des bidonvillois des «Carrières Thomas». Il est à noter que près de 600 millions de DH sont consacrés au seul projet de lutte contre les bidonvilles de Sidi Moumen. Au total, ce sont 7 programmes qui sont conçus en vue de venir au bout des baraques à Sidi Moumen. En plus d’«Al Amane 1», il y a aussi deux autres projets semblables, à savoir «Al Amane 2» et «Al Amane 3». Le premier consiste en un lotissement de 330 lots qui seront distribués aux 660 ménages des douars Sekouila et Thomas. Le second projet comporte 254 lots et est également destiné à 508 autres ménages des deux douars. D’autres opérations ont été déjà achevées. Et la majorité des bénéficiaires habite déjà dans leurs nouveaux logements. Il s’agit des projets de recasement dans les lotissements «Salam 1» et «Salam 2» qui cumulent quelque 3.600 lots qui permettent le relogement de près de 7.200 familles. Outre le recasement, l’autre méthode de lutte contre les bidonvilles n’est rien d’autre que le relogement proprement dit qui consiste à offrir des appartements. Trois programmes sont au menu. Primo, le projet Al Amal qui a permis de loger 74 ménages de douar Skakri dans 74 appartements. Secundo, le projet Al Boustane et Marjane qui porte sur la construction de 380 appartements qui seront distribués aux ménages des douars Aarib et Boujou. Tertio, le programme Al Mountazah de 220 logements consacrés aux habitants du bidonville Loujdi et autres noyaux. En ce qui concerne les habitants de Sidi Moumen lakdime (ancien Sidi Moumen), c’est la restructuration qui est adoptée et concerne 4.159 unités.


    Sidi Moumen, une ville à part

    «Sidi Moumen, à lui seul, s’apparente à une ville de la taille de Meknès». Cette analogie tient à cœur à Mohamed Sajid, maire de Casablanca, qui la répète souvent afin de donner la mesure du travail colossal et lourd à réaliser dans le plus grand bidonville du Royaume. Les chiffres sont là: le quartier s’étend sur une superficie de 2.630 hectares et abrite une population de 289.253 habitants (recensement de 2004). Au vu des besoins énormes, le projet de mise à niveau se veut intégré et global. Il s’agit de la réhabilitation d’une structure urbaine complexe, dense et sous-équipée. Mais aussi de la résorption de l’habitat insalubre et de la requalification des quartiers d’habitat existants (Sidi Moumen lakdime). Autre mission: l’intégration au réseau d’infrastructure et de transport. En gros, la requalification du tissu urbain porte sur le recasement de 23.000 foyers de bidonvilles (dont Thomas et Sekouila). Idem pour l’ancien Sidi Moumen dont la restructuration consiste à équiper en voirie, infrastructures de base et équipements sociaux nécessaires à ce quartier de 230 hectares.Ali JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc