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    Economie

    Casablanca: Sajid achètera des terrains pour Lydec

    Par L'Economiste | Edition N°:3343 Le 18/08/2010 | Partager

    . 85 hectares pour des projets d’équipements . Feu vert de l’Intérieur à l’opération LA confiance est rétablie. Les élus ne s’opposent plus à l’achat par la mairie de quelque 85 hectares à affecter à des projets de dépollution et de protection contre les inondations (cf. www.leconomiste.com). Au départ, les conseillers ont refusé de valider ce point proposé par le maire Mohamed Sajid. Ils ont avancé comme raisons d’abord, le fait que c’est la mairie qui financera les terrains. Ensuite, ils jugeaient les superficies exagérées. Enfin, ils craignaient que les terrains ne soient détournés de leur objet et finissent dans la spéculation immobilière. Mais, il n’en fut rien. Les élus se sont rendus sur les sites d’accueil des futurs projets. Ils ont ensuite posé toutes les questions qui les taraudent. Et c’est Bouslimi Abdellah, du SPC (Service permanent de contrôle), qui a dissipé leurs inquiétudes. D’emblée, Bouslimi met les points sur les i: «les ouvrages d’art à réaliser sont contenus dans les schémas directeurs de l’eau, de l’électricité et d’assainissement de Lydec. Ces schémas ont été examinés et validés par un comité composé de l’Intérieur, de l’Onep, de l’ONE, de l’Agence urbaine et du SPC en tant que représentant de l’autorité délégante», stipule un rapport de la ville. Autre précision du SPC, les divers projets sont déjà prévus par le programme d’investissement conformément à la convention révisée de la gestion déléguée entrée en vigueur le 20 mai 2009 et approuvée par les élus. Afin de rassurer davantage les conseillers, Bouslimi précise qu’«une fois les travaux finis, les immeubles et les ouvrages réalisés seront intégrés aux biens de retour à récupérer par la ville au terme de la gestion déléguée». Les élus se sont, par la suite, interrogés sur le prix d’acquisition et le choix des terrains. Le prix au mètre carré est fixé par une commission d’évaluation présidée par le gouverneur et composée de l’Agence urbaine, de l’administration des domaines, des services d’enregistrement et de timbre, du cadastre et de la conservation foncière. Mais qui débloquera les sommes colossales qui serviront à indemniser les propriétaires? «Le prix d’achat sera financé par le Fonds de travaux, qui est un fonds de la mairie géré par le délégataire», réplique le patron du SPC. Il ne peut en être autrement. Il faut être conforme «aux dispositions de l’article 6 du cahier des charges», ajoute-t-il. Autre interrogation: «Quels sont les critères qui ont commandé au choix de ces parcelles et non pas d’autres?» se demandent les membres de la commission d’inspection. Les propriétaires malchanceux seront payés, non au prix réel de leur terrain, c’est-à-dire celui du marché, mais selon un prix fixé par la commission d’évaluation. Ils seront donc, d’une manière ou d’une autre, lésés. Au cas où ils refuseraient de céder leurs terrains, l’administration va recourir à l’expropriation. A vrai dire, ce sont des critères bien solides qui ont présidé au choix des terrains. D’abord le critère topographique. Il y a des points d’élévation pour les réservoirs d’eau potable, et des niveaux plus bas pour les bassins d’orage. L’autre critère est celui de localisation des barycentres des charges en ce qui concerne les postes électriques. Le critère des superficies pèse également de tout son poids. Autrement dit, il faut que le terrain soit compatible avec la contenance des ouvrages à construire. Un dernier critère, et non des moindres, est celui de la propriété des biens immeubles. «La préférence est pour les terrains de l’Etat, de la commune, ceux se trouvant dans les zones d’aménagement et en dernier ressort ceux des particuliers», indique Bouslimi.


    Les exigences des élus

    Les élus ont inspecté tous les terrains sauf celui de la station de traitement de Sidi Bernoussi. Celle-ci à elle seule nécessite 70 hectares. Les conseillers ont demandé qu’une étude soit effectuée pour déterminer la superficie exacte pour un tel ouvrage. Par ailleurs, «il faut que le Comité d’évaluation accélère sa cadence en vue de délimiter les prix d’acquisition des terrains concernés», indique le rapport de la commission. En ce qui concerne Lydec, les élus l’invitent à effectuer des études préalables à la réalisation des bassins d’orage en vue d’un respect méticuleux de l’environnement. Il est enfin demandé au concessionnaire «de construire à Sidi Bernoussi une station de prétraitement bien meilleure que celle d’El Hank et de prévoir un dispositif d’enlèvement des sables et des huiles». Ali JAFRY

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