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    Economie

    Casablanca: Le poisson, rare sur les tables du f’tour

    Par L'Economiste | Edition N°:3345 Le 23/08/2010 | Partager

    . Des prix inabordables. Manque de poissons de friture Au détour d’une ruelle au quartier Al Moustakbal à Sidi Maârouf, un va-et-vient animé. Des étals de fortune couvrent tout l’espace. Les marchands de poisson sont «ignorés». Les vendeurs de légumes, eux, se frottent les mains. Leurs affaires marchent très bien. «Combien la sardine ?», s’interroge une passante. «Douze dirhams, seulement», s’empresse de répondre le poissonnier. La femme s’en va. Une autre s’informe à son tour du prix. Juste par curiosité. «Le prix du poisson a doublé; il y a des jours où il a même triplé. Certaines espèces sont tout simplement absentes du marché», indique un poissonnier qui décrit ses soucis dans l’attente de voir arriver une cliente. En vain. Les tarifs dissuadent. Et, chose curieuse, les marchands ambulants vendent la sardine à 12 DH, le kilo. Prix qui monte quelques fois à 15 DH, le kilo. Mais à l’hypermarché Marjane, la sardine est curieusement à… 6 DH, le kilo. A l’autre grande surface, Métro, le prix pratiqué est de 11 DH, le kilo. Le marchand ambulant comme le poissonnier de la grande surface usent des mêmes mots pour justifier cette augmentation vertigineuse des prix: le rush sur les produits de la mer. «L’offre aura beau se développer, elle ne rattrapera jamais la demande dans ce mois de Ramadan», constate un vendeur.«Heureusement que la sardine est là. Les autres variantes du poisson destinées à la friture comme le merlan et la sole ne sont tout simplement disponibles sur le marché qu’en petites quantités par rapport à la demande et à des prix exorbitants», indique le responsable de la poissonnerie d’une grande surface. Sur les marchés de proximité dans les quartiers on ne trouve ni merlan de friture, ni sol ni rouget. Même les grandes surfaces en manquent. Et celles qui en proposent, c’est à des prix qui en empêchent la présence sur la table du Ftour. Et pour cause, le merlan de friture est à 80 DH le kilo. La sole de friture est un peu moins chère et s’établit à 50 DH quand le rouget frôle les 57 DH, le kilo. Les autres espèces sont aussi chères. Par exemple, la raie est à 30 DH le kilo, la sole tigre et le merlan ration dépassent la barre des 75 DH, le kilo. Idem pour le loup moucheté (75 DH/kilo) et le loup bar (92 DH/le kilo). En fait, les prix ne sont pas uniformes. Même dans les grandes surfaces, ils sont très différents. La différence atteint dans des cas 20 DH. «La marchandise n’est pas la même. Le type de marchandise que nous trouvons là, nous ne le trouverons pas forcément ailleurs», indique un poissonnier. Les intermédiaires sont également source de flambée des prix. «Si un commerçant se procure 30 caisses de merlan à 500 DH, l’une, il en vend 10 caisses à un acheteur au prix de 600 DH qui, à son tour, en revend 5 au prix de 700 DH la caisse avant d’être cédées à 800 DH au dernier à acquéreur», explique un professionnel. Ali JAFRY

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