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    Economie

    Casablanca améliore son rating malgré tout

    Par L'Economiste | Edition N°:3347 Le 25/08/2010 | Partager

    . La ville évaluée par l’agence Fitch Ratings . Absentéisme, évasion fiscale, masse salariale trop élevée…. La note passe tout de même de «A» à «A+»A première vue, la ville de Casablanca a amélioré sa notation financière. Elle passe de «A» à «A+» en ce qui concerne la note nationale. Les résultats sont ceux de l’agence Fitch Ratings qui lui a, en outre, attribué la note à long terme «BB+» en devises et en monnaie locale. Les notes reflètent quelques performances, notamment une baisse de l’endettement et un «profil socio-économique favorable», mais également des marges de manœuvre budgétaires limitées. L’agence les impute aux «dysfonctionnements relatifs à la divulgation de l’information financière, à la planification budgétaire et à la gestion de trésorerie». Aussi, l’amélioration du cadre institutionnel s’avère essentielle dans la mesure où il bloque le contrôle de l’Etat et hausse le niveau d’endettement. Par ailleurs, le Conseil de la ville ne dispose que d’une flexibilité budgétaire limitée, les frais du personnel représentant 57,7% des recettes d'exploitation en 2009. Aussi, la gestion du personnel enregistre un niveau élevé d'absentéisme et une faible productivité. Fitch relève, également, une flexibilité faible des taux d'imposition et une évasion fiscale très répandue. Résultat: Les arriérés gonflent, contrairement aux répercussions attendues par la réforme fiscale mise en place en 2008.D’une manière générale, la perspective est stable et reste fondée sur des attentes optimistes. Fitch estime, en effet, que le Conseil de la ville maintiendrait à moyen terme un taux élevé de recouvrement de dettes. Toutefois, l’agence estime que la capacité d'autofinancement et le taux de recouvrement de la dette sont susceptibles de se détériorer légèrement, notamment avec la complexité du programme des dépenses en immobilisations.L’agence de notation relève malgré tout des points positifs. La part des recettes courantes a augmenté, représentant ainsi 23,1% de la balance courante en 2009, contre 15,6% seulement en 2008. Il faut dire que depuis 2005 le Conseil de la ville a réussi à autofinancer entièrement ses dépenses en capital. Quant aux excédents, ils représentent près de 15% des recettes totales en 2009. Ce qui a permis, en effet, à la commune de poursuivre la réduction de sa dette de 546 millions de DH en 2008 à 492 millions de DH en 2009. La durée de recouvrement est passée de 1,7 an en 2008 à moins d'un an en 2009.En matière de recettes, Fitch relève un taux d'activité et des bases fiscales plus élevés que la moyenne, vu que la majorité des grandes entreprises et institutions financières sont implantées à Casablanca. Ainsi, les recettes de la ville proviennent en grande partie des impôts. Les taxes représentent 67% des revenus d'exploitation en 2009, contre une moyenne d'environ 35% relevée auprès des collectivités locales.Bouchra SABIB

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