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    Carburants: Reconstitution des stocks et investissement

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Le programme de reconstitution des stocks passe au crible les stocks des distributeurs depuis le début de cette année. Mais il ralentit les investissements dans le secteur.


    «La tarification des produits pétroliers par indexation sur le cours des marchés internationaux a pour mérite d'avoir clarifié les règles d'imposition de ces produits», déclare un responsable du Ministère de l'Energie et des Mines. Les différentes composantes du tarif, notamment le prix de reprise (prix sortie raffinerie), qui incluait auparavant une partie des taxes perçues sur les produits pétroliers bruts, les marges et la TVA, sont précisées.
    Le différentiel de transport est fixé par arrêté, tenant compte notamment de la distance entre le point de vente et la raffinerie la plus proche. Ces différentiels sont en cours d'actualisation en vue de tenir compte de l'augmentation des prix de l'ONT. Ils sont fixés par localité pour le fuel et par préfecture ou province pour les autres produits. «En vue de réduire ce différentiel, le Ministère choisit le moyen de transport le plus économique».
    Côté distributeurs, cette tarification, en dépit de sa transparence, engendre une augmentation des prix, notamment en cas d'importation.

    Augmentation des prix

    Les distributeurs doivent s'acquitter à la fois des droits de douane et de la Taxe Intérieure de Consommation (TIC) dès le retrait des produits de la raffinerie. Auparavant, cette taxe n'était versée qu'au fur et à mesure des déclarations mensuelles de mise à la consommation.
    Outre la mise en place de la tarification depuis le 1er janvier 1995, d'autres mesures ont vu le jour pour essayer de résorber le problème de la faiblesse des marges des distributeurs. L'augmentation de ces marges avait été faite via une marge spéciale pour financement des stocks afin qu'il n'y ait pas de répercussions sur le consommateur. Cette marge, de 4DH/hl pour le carburant et de 25 DH/tonne pour le fuel, a été supprimée au mois de février de cette année. Parallèlement, les marges des carburants ont grimpé de 4 DH/hl.

    1,6 milliard de DH

    Cette progression s'est traduite par le relèvement des marges: 27% pour le super, 29% pour l'ordinaire, 47% pour le lampant et environ 47% pour le gas-oil. A noter que le montant collecté par les sociétés de distribution par l'intermédiaire de cette marge s'élève à 3,2 milliards de DH.
    Les distributeurs ont été soumis à l'échéancier mis en place par le Ministère, en accord avec la profession, pour le relèvement progressif des stocks de sécurité sur la période s'étalant entre le 1er janvier 1997 et fin septembre de la même année.
    Cette insuffisance au niveau des stocks était due aux impayés qui avaient poussé les sociétés de distribution à déstocker afin de répondre à la demande des consommateurs stratégiques. Au moment de la privatisation de ces sociétés, il y a eu une remise en ordre de ces impayés qui étaient de 3,1 milliards de DH en 1994.

    En effet, un accord avait été passé entre les distributeurs et l'ONE pour le rééchelonnement des arriérés de l'Office. En principe, cette opération prendra fin au terme de l'année prochaine.
    Les sociétés de distribution font l'objet de contrôles mensuels depuis le début de cette année dans le cadre du programme de reconstitution des stocks. Cette opération, portant sur 1,6 milliard de DH, prendra fin au terme du mois courant. «Si le stock d'une société est inférieur à celui déterminé par le programme, la différence est versée à la Caisse de Compensation», est-il précisé.
    M. Abdelaziz Ouzane, directeur des «opérations et supplies» à Mobil, souligne que ce programme de reconstitution freine les investissements dans le secteur. De plus, la durée de remboursement (neuf mois) est jugée insuffisante. «Ce programme, imposé en début d'année, a gêné nos objectifs, étant donné que nos prévisions sont effectuées six mois à l'avance», ajoute-t-il.
    Autre paire de manches: le stockage des produits pétroliers ne respecte pas toujours les normes de sécurité. Par manque de capacité, les produits sont stockés dans des zones où les normes de sécurité ne sont pas toujours garanties.

    Rafik IKRAM

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