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    Economie

    Caravane de l’Export
    Franc succès de l’étape burkinabée
    DNES au Burkina Faso, Mohamed AZMANI

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Les Marocains déjà présents via les nouvelles technologies . La présence d’une banque marocaine réconforte les opérateurs. Le coton du Burkina attise les convoitisesLe Burkina Faso n’est plus un pays à présenter aux opérateurs économiques. L’avant-dernière étape de la Caravane de l’Export était des plus concluantes. En effet, l’équipe de Maroc Export se félicite déjà du succès des rencontres B to B et de cette 3e étape en général. La plénière, qui a fait salle comble et réuni un grand nombre d’hommes d’affaires burkinabés, en témoigne amplement. La présence d’entrepreneurs marocains dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest (appelé aussi pays des hommes intègres) reflète bien évidemment le potentiel commercial qu’il recèle. Un fait que le président de la Chambre de commerce et d’industrie burkinabée n’a pas manqué de mentionner lors des journées économiques, tenues mercredi dernier. Plusieurs entreprises marocaines opérant dans les nouvelles technologies ont réussi à remporter des marchés. «Nous avons déjà des exemples concrets de Marocains qui opèrent dans notre pays. L’appel d’offres lancé par la banque centrale burkinabée pour la mise en place d’un système d’information adéquat et moderne a été décroché par HPS», souligne le président. Et d’ajouter, «la coopération Sud-Sud avec le Maroc est une mine d’or à exploiter».Pour renforcer les échanges, Saâd Benabdellah, DG de Maroc Export, a lancé un appel aux ministres et dirigeants burkinabés afin de mettre l’accent sur d’éventuels partenariats dans le secteur du textile. Le Burkina Faso, rappelons-le, est le premier producteur de coton au niveau mondial avec près de 500.000 tonnes produites en 2009 et 250 millions de dollars d’exportations. L’industrie pharmaceutique tire bien son épingle du jeu dans ce pays. Nabil Benchekroun, responsable marketing et export chez Pharma 5, laboratoire pharmaceutique, en témoigne: «Contrairement à la Gambie, qui est monopolisée par les industriels égyptiens lesquels accaparent le secteur, nous sommes déjà présents au Burkina Faso depuis 2001. De plus, nous avons réussi mercredi dernier à enregistrer 12 autres produits pour atteindre 21 produits enregistrés». Pour l’étape gambienne, les opérateurs de l’industrie pharmaceutique étaient sortis déçus. Ce secteur en Gambie, notons-le, est très limité et monopolisé. Le nombre d’officines dans ce pays ne dépasse pas la douzaine. En outre, les médicaments sont distribués gratuitement par les ONG. «En moyenne, la consommation annuelle des médicaments est de près de 5 dollars», confie Benchekroun.Par ailleurs, et à l’initiative du Maroc, les pays du Sud doivent développer des partenariats en vue de promouvoir la coopération Sud-Sud surtout en matière d’agriculture, de commerce, d’investissement, de finance, de nouvelles technologies et de partage d’expérience réussie de développement. A l’avenir, cette coopération ne sera donc plus une option mais un impératif pour les pays en développement afin de relever leurs défis communs. En effet, «dans une décennie, le Sud devrait représenter plus de 50% des échanges commerciaux et des investissements mondiaux», estime le président de la Chambre de commerce burkinabée. Sur le potentiel africain, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, est très confiant: «Notre continent est considéré comme l’un des principaux berceaux de la croissance mondiale pour les prochaines décennies. Avec plus de 1 milliard d’habitants, 1.600 milliards de dollars de PIB en 2008, et 860 milliards de dollars de consommation des ménages, l’Afrique comprend 60% des terres arables non cultivées du monde». Et d’ajouter, «ces potentialités nous interpellent pour redoubler d’efforts, tirer pleinement profit des perspectives de croissance et veiller à ce que nous en soyons les principaux bénéficiaires». Mais valeur aujourd’hui, le commerce intra-africain demeure en deçà des attentes. Il se situe aux alentours de 10% du total des échanges mondiaux du continent. En même temps, ce taux s’élève à 26,5% pour les pays de l’Amérique centrale et du Sud et atteint 73% pour les pays de l’Europe. Près du tiers des investissements extérieurs privés du Maroc à l’étranger sont réalisés dans le continent africain en 2009. Ces investissements ont été accompagnés par plusieurs success-stories, notamment au Burkina Faso. En effet, le cadre juridique et politique entre les deux pays est bien ficelé. «Dans ce contexte, nos échanges commerciaux bilatéraux ont dépassé les 25 millions de dollars en 2009», affirme Abdellatif Maâzouz. Les mesures incitatives prévues dans la loi de Finances 2011 en faveur des investissements marocains en Afrique appuieront sans doute la dynamique enclenchée. Elles prévoient, entre autres, un fonds de 200 millions de DH pour promouvoir le commerce et l’investissement entre le Maroc et ses partenaires africains.


    Une succursale AWB à Ouagadougou!

    Suivant sa stratégie de développement en Afrique, Attijariwafa bank (AWB) est présente en Burkina Faso via sa filiale sénégalaise, CBAO. La banque a en fait créé une succursale à Ouagadougou qui sera opérationnelle dès janvier 2011. Le groupe bancaire marocain opère dans près de 22 pays et possède des branches dans plusieurs pays africains, notamment au Congo, Gabon, Guinée Bissau, Mali et au Sénégal.

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