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    Economie

    Budget 2011: Le casse-tête de Mezouar

    Par L'Economiste | Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    . Le ministre rejette l’idée d’un plan de rigueur. Arbitrages difficiles pour cette loi de Finances. Compensation: «Le gouvernement a calé sur la réforme»Les services du ministre des Finances sont plongés dans la préparation du budget 2011. Les discussions avec les ministères ont démarré et déjà on s’aperçoit que certains départements n’ont réalisé qu’à peine 30% de leur budget de cette année. D’autres un peu plus. Pour ces ministères, la consigne de Salaheddine Mezouar est claire: il ne faut surtout pas accorder des hausses en 2011 quand l’argent de 2010 n’a pas été consommé. Si pour ce genre de cas, les Finances ont tranché. «Sur d’autres chapitres, les arbitrages, difficiles à faire, ne sont pas encore faits. Il faudra attendre début septembre pour voir plus clair», a confié à L’Economiste Salaheddine Mezouar. Une chose est sûre: il ne veut pas entendre parler de politique de rigueur. Même pas de l’image de l’Administration «qui serre la ceinture». Les mesures à prendre serviront à introduire une discipline dans la gestion publique, même s’il faut surveiller de près la masse salariale, indique le ministre des Finances. Pour un responsable aux Finances, «il sera question de rigueur dans l’application de la loi par exemple avec les grands contribuables pour le recouvrement fiscal. Cette fois-ci, ils doivent passer à la caisse». En attendant, les responsables du ministère échafaudent les hypothèses. Et dans toutes les architectures du budget, la Caisse de compensation fausse les calculs. Mezouar reconnaît «que le gouvernement a calé sur la réforme de la Caisse» malgré les multiples annonces faites par plusieurs ministres depuis 2007. Difficulté de trouver une formule sur mesure pour le Maroc ou manque de courage politique? Peut-être les deux à la fois. En tout cas, la phobie des émeutes du pain inhibent depuis des années les initiatives dans ce domaine.Une chose est sûre: l’Etat engloutit beaucoup d’argent dans cette rubrique. Déjà pour l’année en cours, les dotations prévues (14 milliards de DH) ont été épuisées au début de l’été. Il faudra trouver 13 autres milliards de DH pour couvrir les dépenses de compensation d’ici décembre. Et encore, si les prix des produits pétroliers ne flambent pas. Dans le cas contraire, il faudra des montants plus importants pour couvrir les besoins. Alors où trouver ces 13 milliards pour finir l’année? Et quelle enveloppe prévoir pour cette rubrique en 2011? La privatisation? L’introduction de 8% de Maroc Telecom au niveau de la Bourse de Casablanca rapportera à peine 8 milliards de DH. Le choix d’une banque d’affaires pour le placement de cette opération est en cours. L’ouverture des plis de l’appel d’offres a démarré la semaine du 6 août. Il faudra attendre encore une semaine avant de connaître l’heureuse élue. Le recours à l’emprunt sur le marché financier international, en euro, est envisagé pour la rentrée. Il a été reporté à cause de la crise grecque et surtout à cause des incertitudes liées à la baisse de la monnaie européenne. Sur le montant et la date précise du retour à l’international, c’est le ministre des Finances qui tranchera.L’autre point qui attend l’arbitrage de Mezouar concerne les investissements publics. L’Etat continuera d’investir. La question qui se pose est de savoir s’il faudra aller vers la hausse ou se limiter au niveau des investissements de l’année dernière? Là encore, Mezouar décidera dans les semaines à venir. Idem pour la promotion de l’épargne: faudra-t-il se lancer dans les incitations fiscales ou bien attendre l’installation de la place financière de Casablanca?


    Quid du plan CGEM

    Officiellement, le ministre des Finances a bien accueilli les propositions de la CGEM pour 2011. «Elles sont à l’étude. C’est bien qu’il y ait des propositions. Nous voulons des idées et d’autres partenaires doivent suivre l’exemple. Cela nous donne à réfléchir et si les propositions du patronat ne sont pas retenues cette année en raison des difficultés, elles le seront l’année suivante», a dit en substance Mezouar. Car, il est difficile de prévoir une baisse de la TVA et de l’IS, dans un contexte où toutes les recettes fiscales sont en recul. Et la tendance baissière sera accentuée l’année prochaine.Mohamed CHAOUI

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