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    Bouteilles de gaz: Chassé-croisé de l'offre et de la demande

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    La demande de butane ne cesse de croître, tirée par la démographie. Cependant, la satisfaction de la demande implique des investissements supplémentaires qui risquent d'en augmenter le prix.


    Ce sont déjà quelque vingt millions de bouteilles de butane qui circulent dans le pays: 12 millions de bouteilles de 3 kg et 8 millions de 12 kg. Et pourtant, la satisfaction des besoins du marché nécessite plus de bouteilles. Pour cause: augmentation de la capacité d'emplissage et croissance démographique.
    Selon la Direction de l'Energie, la consommation de butane passera du simple au double d'ici 2010. Dans la même optique, les importations sont également appelées à doubler. Au total, 2,5 millions de bouteilles devraient être mises en circulation chaque année pour suivre l'évolution du marché. Mais suivre l'évolution du marché tout en gardant un prix raisonnable pour le consommateur n'est pas chose facile. En effet, le dévelop-pement de la consommation de butane nécessite des investis-sements de l'ordre de 500 millions de DH/an, abstraction faite des moyens de réception. Ces investissements concerneraient notamment l'emplissage, le stockage et la distribution.
    La sécurité et le contrôle des réservoirs ne sont pas en reste. Les bouteilles de 3 kg doivent subir des tests tous les dix ans et celles de 12 kg tous les cinq ans. Ce qui engendre des frais supplémentaires. A souligner que les premières sont recyclables après 25 ans d'utilisation et les secondes après 30 ans.

    Marge faible


    Côté distribution, les marges sont estimées comme faibles pour assurer les besoins de sécurité et d'investissements. «Leur augmen-tation se répercutera sur le prix», indique un responsable du Ministère de l'Energie. Mais, les marges des différents intervenants de ce secteur sont déterminées par l'Etat. Ainsi, la marge du centre emplisseur est de 3,41DH, celle des sociétés de distribution de 5,45 DH et 4,42 pour les dépositaires-grossistes. Pour les détaillants, cette marge ne dépasse guère 2,14 DH.
    Comme les produits pétroliers, le prix du butane et du propane dépend de la distance séparant le centre d'emplissage du lieu de consommation. Le différentiel du transport indexé au prix du butane varie selon les zones, qui sont au nombre de quatre. Pour la bouteille de 12 kg, ce différentiel est de 1,34 DH pour la première zone, de 3,96 pour la deuxième et de 4,44 DH pour la troisième. «Mais une politique de décentralisation est en cours». De plus, les centres emplisseurs bénéficient de la part de la Caisse de Compensation du remboursement des frais de transport du butane en vrac en fonction de l'éloignement des points d'approvisionnement. Objectif: éviter une augmentation des prix de vente au détail.
    Le prix actuel est subventionné par les produits pétroliers à raison de 9,6 DH pour une bouteille de 39 DH.

    40% dans l'éclairage


    La consommation du butane et du propane est plus importante dans le milieu urbain que dans le rural (2/3 contre 1/3). Ce dernier utilise 40% de sa consommation dans l'éclairage.
    Mais la production locale reste limitée à 180.000 tonnes/an de butane et 60.000 de propane. «Il faut recourir aux importations pour satisfaire la demande». En effet, 75% de la consommation a été importée en 1996. En 1980, ce chiffre était de 38%.
    Le nombre d'intervenants sur ce marché est important: deux raffineries, 28 centres emplisseurs et plus de 500 dépositaires-grossistes.
    Cependant, moins de 3% du marché est partagé par treize sociétés de distribution, sachant qu'au total elles sont une vingtaine.
    Par ailleurs, la capacité de réception actuelle dans les ports est de 830.000 tonnes/an. La capacité de stockage, elle, garantit près de soixante-dix jours de consom-mation pour le butane. Elle est de 167.000 tonnes: 110.000 tonnes de stockage souterrain dans des gisements de sel et 57.000 de stockage aérien. Des projets d'augmentation de la capacité de stockage sont en cours: 19.000 m3 pour le propane (dont 18.000 m3 en réservoirs sous talus) et 12.000 m3 pour le butane (réservoirs aériens).

    Rafik IKRAM

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