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    Courrier des Lecteurs

    Bourse: Les valeurs bancaires s'essoufflent

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Les cours ont poursuivi leur envol jusqu'en avril, avant de marquer une pause. L'effet pédagogique sur les investisseurs est jugé bénéfique, car de nature à favoriser des stratégies de placements à long terme. Le point de CFI sur le deuxième trimestre.

    Le deuxième trimestre boursier s'inscrit dans le prolongement des trois premiers mois de l'année. En effet, la croissance rapide des cours observée depuis janvier 1997 s'est poursuivie durant le mois d'avril. "L'indice CFG 25 a atteint son plus haut niveau historique le 23 avril à 10.810,75", indique le dernier rapport de Casablanca Finance Intermédiation (CFI). Cette tendance s'est inversée début mai avec une stabilisation de l'indice en dessous de la barre des 10.000 points. A signaler que, sur le seul mois d'avril, l'indice CFG aura gagné 10,3%.

    Chambardement des performances sectorielles

    Le volume global des transactions a atteint 5,1 milliards de DH contre 4,6 milliards le trimestre précédent. "Il aura pratiquement doublé par rapport au premier semestre 1996". De plus, la hausse des cours du mois d'avril a donné lieu à plus de 50% des volumes échangés, soit près de 2,8 milliards de DH. Ces derniers se sont modérés en mai, avant de stagner au cours du mois de juin.
    La volatilité des cours sur le marché des actions aura provoqué "un effet pédagogique" sur les in-vestisseurs institutionnels et person-nes physiques, révélant ainsi l'im-portance de la stratégie d'in-vestissements à long terme. "Cette volatilité ira croissant avec la multiplica-tion des intervenants et le dévelop-pement du marché", avancent les analystes de CFG.
    Autre fait marquant: le lancement en juin des OPV de Financière Diwan et de SMI et l'introduction en bourse début juillet de Maghrebail par augmentation de capital anti-dilutive, accompagnée d'une décote. Les niveaux de valorisation sont jugés suffisamment attractifs pour encourager de nouvelles introductions.

    En outre, la hiérarchie des performances sectorielles a été bouleversée par rapport au premier trimestre. Le secteur des Services & Distribution et des industries de base a ainsi surperformé l'indice CFG 25, avec +37,7%. Contraire-ment au trimestre précédent, il se place en tête de liste des rentabilités sectorielles. Pour cause: la hausse sensible du cours d'Auto-Hall (+37,7%), expliquée par le bond de +122,5% du bénéfice de 1996 à 99,8 millions de DH. "En fait, il s'est avéré qu'une grande partie de ce résultat est de nature exceptionnelle", indique l'étude.
    Le secteur des industries de base a, lui, réalisé une performance de 6,5%, provenant de la hausse du cours de Berliet (+32,1%), de la Chérifienne d'Engrais (+27,3%), des raffineries Samir (+23%) et SCP (+17,3). Les cimentières et Sonasid ont, elles, ralenti la performance de ce secteur.
    En revanche, tous les autres secteurs représentés à la cote, y compris celui des banques et crédit non bancaire, ont sous-performé l'indice CFG 25. Ainsi, suite à un ajustement du marché, la performance des secteurs des holdings diversifiées et des biens de consommation est passée de +42,6% et +36,4% respectivement à une performance quasi nulle.

    Le secteur du crédit non bancaire a, pour sa part, enregistré un recul de -1,2%, "en dépit des bonnes performances des cours d'Acred, Diac Equipement et Diac Salaf". La performance du secteur a été tirée vers le bas par Maroc Leasing, Sofac, Crédor et Somafic.
    Prises individuellement, les entreprises cotées ont réalisé des performances comprises entre +89,6% (SEC) et -17,7% (Somafic) durant le second trimestre. Depuis le début de l'année, la fourchette s'établit entre +98,6% (Longo-métal) et -18,7% (Alcatel Alsthom). "Les meilleures performances proviennent essentiellement des titres peu liquides tels que la SEC, Zellidja, Berliet, Diac Equipement et Asmar et/ou ayant réalisé des bénéfices auxquels le marché ne s'attendait pas comme Auto-Hall, SCP, la Chérifienne d'Engrais", est-il précisé.
    Selon CFI, la croissance béné-ficiaire en 1997 devrait s'établir autour de 16% hors résultat exceptionnel. Un regain d'intérêt pour le marché des actions serait possible au cours du troisième trimestre, au moment de la publication des résultats semestriels des sociétés cotées, si de nouvelles OPV sont lancées et si les gestion-naires de fonds communs ravivent leur agressivité commerciale.

    Mouna KABLY

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