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    Bourse: Le filon des transactions en ligne

    Par L'Economiste | Edition N°:3347 Le 25/08/2010 | Partager

    . Elles représentent 38% des ordres exécutés à la Bourse . Cinq acteurs se partagent le marché Les placements en Bourse via internet ont le vent en poupe. Surfant sur une plus grande accessibilité de la population à l’outil informatique, les banques d’affaires ont développé ces dernières années des sites web afin de «démocratiser» l’accès aux produits financiers. A fin juillet, près de 60% des ordres passés à la Bourse proviennent des sites de Bourse en ligne. Quant aux ordres exécutés, ceux qui émanent des sites en ligne représentent 38% du total. La marge de progression est encore importante. Surtout que le volume des transactions via internet est marginal. Il représentait à fin juillet moins de 5% du total, soit 3 milliards de DH.Il faut dire que le modèle de Bourse en ligne a de quoi séduire. Il permet de réaliser des transactions sur un simple clic à n’importe quel moment et surtout à n’importe quel endroit. Certains établissements ont d’ailleurs flairé l’opportunité, en se positionnant sur le créneau de l’internet mobile. CFG Group a été le précurseur dans le domaine avec le lancement des prestations de Bourse en ligne sur mobile via le site Dar Tawfir. Aujourd’hui, les acteurs du marché se comptent sur le bout des doigts, avec moins de cinq ans d’existence pour la plus ancienne, en l’occurrence CFG Group. Mais tout porte à croire que «les transactions en ligne seront un canal de transmission par excellence des ordres à la Bourse en phase avec les nouvelles technologies», relève Ali Hacham, directeur général de Al Wassit. De plus, «un nombre important de clients ne souhaite plus se déplacer ou perdre du temps pour exécuter des opérations qui ne nécessitent pas l’expertise d’un professionnel», indique-t-on auprès de Wafa Bourse. Cette orientation devrait favoriser la multiplication des intervenants sur ce marché. Jusque-là, la concurrence est peu perceptible compte tenu du développement récent du marché. Toujours est-il que tous les courtiers ne se valent pas et les services proposés ainsi que les tarifs appliqués varient d’un établissement à l’autre. «Le site est une prestation en plus. Il vient se greffer aux autres services de la banque d’affaires. C’est plus un site d’épargne en ligne que de Bourse en ligne», relève Younes Benjelloun, administrateur associé de CFG Group. Le client peut émettre un ou plusieurs ordres d’achat ou de vente sur les titres cotés et sur toute la gamme de produits commercialisés par Dar Tawfir notamment les OPCVM. La banque d’affaires martèle son argumentaire autour de l’unicité des comptes ce qui n’est pas forcément le cas de la concurrence. Autrement dit, l’accès à l’ensemble des services de la banque dont le service internet est possible à partir d’un seul compte. En revanche, l’ouverture d’un second compte est nécessaire pour effectuer des transactions en ligne auprès des autres acteurs du marché. Le montant minimum exigé à Wafa Bourse est de 5.000 DH. Depuis 2007, la filiale de Attijariwafa bank a orienté son activité exclusivement vers la Bourse en ligne. En plus de la gestion en temps réel des transactions boursières, le site permet, comme les autres d’ailleurs, l’accès à l’information financière mais également de disposer des notes de recherches et des recommandations des analystes. Depuis janvier 2010, Dar Tawfir a introduit de nouvelles fonctionnalités, notamment le «pro real time». «Ce produit permet au client de disposer d’une information aussi large et complète qu’un trader professionnel », relève Younes Benjelloun. Au-delà des informations fournies, l’ergonomie du site, c’est-à-dire la facilité d’accès aux informations ou simplement la navigation est un facteur déterminant dans la fidélisation du client. Mais, toutes les innovations sont payantes. L’abonnement mensuel au service internet est facturé à 99 DH par CFG Group. Avec l’introduction de nouvelles fonctionnalités, ce montant sera certainement revu à la hausse. Du côté de Wafa Bourse, la facture mensuelle est de 79 DH. En outre, elle prélève une commission de 0,99% TTC sur chaque transaction. Quant à Al Wassit, la filiale de la Banque Populaire, les montants prélevés par mois sont fixés à 59 DH. Le projet de Bourse en ligne de BP est opérationnel depuis fin 2009, selon le management. Dans un premier temps, les transactions en ligne étaient réservées au personnel de la banque avant d’être élargies à l’ensemble de la clientèle en juin 2010. Al Wassit gère les transactions relatives aux actions cotées mais également les OPCVM commercialisés par BP. Jusque-là l’offre de Bourse en ligne d’Al Wassit est réservée uniquement aux clients du groupe Banque Populaire. «La société envisage d’élargir ses services aux souscriptions aux introductions en Bourse ainsi qu’aux autres opérations sur titres», révèle Ali Hachami, directeur d’Al Wassit.


    Low-cost

    Selon Ali Hachami, «les commissions prélevées sur les transactions en ligne sont aujourd’hui identiques à celles perçues pour les transactions en agence ou par téléphone». Mais cela ne saurait perdurer. Le coût des transactions en ligne est appelé à baisser compte tenu de la suppression des intermédiaires. F. Fa

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