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    Bourse: Fin de l’aventure pour ONA et SNI

    Par L'Economiste | Edition N°:3344 Le 19/08/2010 | Partager

    . Radiation des deux titres de la cote aujourd’hui. La réalisation des OPV des filiales agroalimentaires attendue par le marchéLe parcours d’ONA et SNI à la cote aura duré 65 ans pour la première et plus modestement 13 ans pour la seconde. Les deux titres seront radiés de la cote aujourd’hui. La radiation intervient au terme d’un processus lancé depuis mars, et l’annonce de la fusion des deux entités. Le rapprochement des deux entités aboutira à la création d’un holding d’investissement non coté. Tout de même, la sortie des deux mastodontes de la cote ponctionnera la capitalisation flottante de pas moins de 10 milliards de DH. Mais, selon le marché, cette situation devrait être compensée par les promesses de ventes des filiales agroalimentaires (Centrale Laitière, Cosumar et Lesieur Cristal), qui totalisent près de 20 milliards de DH de capitalisation. La nouvelle entité issue de la fusion ONA-SNI réduirait sa participation à moins de 30% dans ces filiales. En plus de les rendre plus autonomes en termes de gestion, ce désengagement progressif augmentera considérablement leur flottant en Bourse. Celui de Centrale Laitière passerait ainsi de 4,11 à 37,51%. Le marché détiendra 44,23 et 66,73% respectivement de Cosumar et Lesieur Cristal. Un changement qui pourrait faciliter des offres publiques d’achat (OPA) sur ces sociétés. Les OPA sont possibles au-delà d’un flottant de 41%.Cette stratégie du nouvel ensemble ONA-SNI se traduira également par l’introduction en Bourse des entreprises qui sont jugées matures, soit une dizaine d’ici 2025. Marjane, la société immobilière Onapar ou encore la filiale de distribution de matériaux industriels Optorg sont les plus pressenties pour les premières introductions. En attendant la réalisation de ces promesses, les gestionnaires indiciels et les OPCVM notamment sont appelés à revoir la structure de leur portefeuille suite à la radiation des deux titres des benchmark des indices. Au-delà de la réorganisation des portefeuilles, le retrait des deux entités de la cote répond à une caractéristique du marché qui ne voudrait pas avoir à faire à la «grand-mère, la mère et la fille» ensemble à la cote. Le retrait d’ONA et SNI devrait donc favoriser une meilleure représentativité de la Bourse, relèvent les analystes d’Attijari Intermédiation.


    Une vieille histoire

    ONA et SNI ne sont pas vraiment des holdings comme les autres, ce qui explique notamment le résultat des OPR sur les deux titres. L’opération a mobilisé 10,4 milliards de DH, soit un peu moins de la moitié du montant global des offres (22 milliards de DH). Le caractère stratégique des participations détenues dans les deux sociétés limitait en partie toute sortie. L’ONA et SNI se sont souvent croisés dans la vie du Royaume. Bien avant la privatisation de la SNI en 1994, les deux holdings ont travaillé ensemble sur de nombreux projets. En 2003, suite à une opération de rotation d’actifs, SNI devient actionnaire majoritaire d’ONA avec près de 30% du capital. A la fin du premier semestre 2010, elle détenait plus de 35%. L’aboutissement de la collaboration entre les deux holdings se traduira donc par leur fusion qui devrait intervenir dans les prochains mois.F. Fa

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