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    Courrier des Lecteurs

    Bons du Trésor: Les premiers pas de l'assimilation

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Le Trésor a émis cette semaine une ligne de bons négociables. Objectif: dynamiser le marché secondaire pour arriver à une meilleure définition d'une courbe des taux.


    Le signal d'une dynamisation du marché secondaire des bons du Trésor est bien donné. Comme annoncé, le Ministère des Finances a procédé par voie d'adjudication à l'émission de BTCN (Bons du Trésor à Court terme Négociables). Ces bons sont émis par assimilation sur la ligne du 16 décembre (519,5 millions de DH d'une maturité de 52 semaines à 7,50%). La date de jouissance est fixée au 22 du même mois et l'échéance arrêtée au 21 décembre 1998.
    A rappeler que la technique de l'assimilation consiste à rattacher une nouvelle émission à une ligne de bons émise antérieurement. Le prix est ajusté en fonction de l'évolution du marché. Les caractéristiques en termes d'éché-ance et de taux sont identiques à celles de la ligne de support.
    Dans le même souci de donner un coup de pouce au marché secondaire, les Finances avaient autorisé Wafabank, déjà actif sur ce créneau, au rang d'IVT (Intermédiaire en Valeur du Trésor), au même titre que la BCP, la BCM, la BMCE, la CDG, Citibank Maghreb et Médiafinance qui a fait du marché des taux sa spécialité.

    Le marché secondaire des bons du Trésor doit en fait servir de catalyseur au marché monétaire. Ce dernier est caractérisé par trois facteurs. Il est national, sans existence physique et porte pour une large part sur des opérations de prêts de très courte durée.
    Les professionnels sont d'accord sur le fait qu'il constitue le cur de ce compartiment. A ce titre, il est expliqué qu'il «existe une logique de structuration qui veut qu'il y ait d'abord un développement et une liquidité parfaite du secondaire qui sert de référence pour les conditions financières d'autres émissions obligataires». En somme, il est indispensable à la définition d'une courbe de taux.
    Pour un banquier, les nouvelles lignes en assimilation devraient permettre d'atténuer la longueur des maturités et un arbitrage sur une courte période. Il estime qu'en dépit de la timidité de certains opérateurs «le marché affiche tout de même des signes de vitalité».

    Actuellement, l'encours global des bons émis en adjudication, toute maturité confondue, s'élève à 57 milliards de DH. Outre les opérations sur l'interbancaire, le marché monétaire est également alimenté par les TCN (Titres de Créances Négociables) qui comprennent les BSF (Bons de Société de Financement), les CD (Certificats de Dépôt) et les BT (Billets de Trésorerie). Bank Al-Maghrib se charge pour sa part à assurer le complément de liquidité nécessaire aux banques par le biais de l'appel d'offres.
    L'objectif visé à travers tout cet échafaudage est d'assurer «une allocation optimale des ressources que favorise la définition d'une courbe des taux». Pour les investis-seurs, il s'agit de disposer d'instru-ments à court terme, support flexible leur servant de parking dans l'attente d'une opportunité de placement.
    Il est vrai que les nouvelles décisions des Finances, qui incluent la mise en place d'un nouveau calendrier d'émissions et la publication des besoins du Trésor sur le premier semestre 1998, constituent bien un pas important. Mais, pour un professionnel, «le marché des bons du Trésor a besoin davantage de décloisonnement, notamment pour ce qui concerne les acteurs directs».



    · TCN: Près de 4 milliards d'encours


    Pour nombre d'opérateurs, le marché des TCN devrait enregistrer une nouvelle impulsion en 1998 en raison de la tendance à la baisse des taux proposés par le Trésor. Déjà, Diac Leasing a arrêté un programme de 200 millions de DH qui sera mis en branle dès janvier. En attendant, l'encours totalise 3.873 millions de DH à fin novembre. Le volume des CD (Certificats de Dépôt) s'élève à 2.327,5 MDH contre 1.545,5 millions pour les BSF (Bons de Société de Financement). Pour le premier type de titres, l'encours est réparti entre la BNDE (426,25 MDH), le CIH (878,5 MDH), Médiafinance (30 MDH) et Wafabank (992,75 MDH). Quant au second , il concerne Eqdom (350 MDH), BMCI Leasing (110 MDH), Sogelease (172 MDH), Somafic (144 MDH), Wafasalaf (356 MDH), Wafabail (75,5 MDH), Acred (250 MDH) et Maroc Leasing (88 MDH).
    Les taux d'émission initiaux sont compris entre 7,125 (126 jours) et 9% (3 ans) pour les CD. Ils vont de 8,75 (25 mois) à 8,85% (3 ans) pour les BSF.

    Alié Dior NDOUR

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