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    Courrier des Lecteurs

    Bons de privatisation : La deuxième génération arrive le 6 mai

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager


    Une nouvelle émission d'un milliard de DH de BDP sera lancée entre les 6 et 14 mai. Toutes les modalités sont maintenues y compris les taux d'intérêt. Une différence toutefois: l'attribution s'effectuera à parité entre personnes physiques et morales.

    La deuxième tranche des Bons de privatisation (BDP) d'un milliard de DH sera lancée entre les 6 et 14 mai prochain.
    La campagne de communication conçue par Avenir Conseil démarrera au plus tard le premier mai. Maintenant que le concept est assimilé et qu'il recueille l'adhésion du grand public, la démarche pédagogique cédera la place à un programme plus axé sur l'information technique et pratique.
    Il n'y aura pas de tournage de film. Une pause est jugée nécessaire, le temps de définir l'orientation future de la communication. A cet effet, une étude est actuellement en cours pour tester le niveau d'attractivité du concept développé lors de la campagne de lancement des BDP et de l'OPV de la Samir.
    Cette nouvelle tranche marquera l'accélération du processus de privatisation pour honorer un programme chargé jusqu'à la fin du mois de juin. Dans cette optique, le ministre de la Privatisation chargé des Entreprises d'Etat, M. Abderrahmane Saaïdi, a annoncé le 23 avril lors du point de presse le lancement de la prochaine OPV dans les dix jours suivant la clôture des souscriptions. Parmi les opérations à lancer prochainement figurent la SONASID, Fertima, la SCP, la BNDE.

    Assouplir les procédures


    Concernant la BCP, une commission interministérielle a arrêté les grands traits du futur statut liant les 21 banques régionales à la banque centrale. "L'évaluation et l'audit sont prêtes, mais il ne faudra pas moins de 5 à 6 mois avant le lancement effectif de l'opération".
    Par ailleurs, la cadence accélérée des transferts s'accompagnera dans les prochaines semaines d'une extension de la liste des privatisables. Pour se donner les moyens d'agir vite avec le maximum d'efficacité, des mesures d'assouplissement des procédures sont à l'étude.
    L'émission de la deuxième tranche des BDP portera l'encours global des Bons en circulation à un peu moins de 1,5 milliard de DH.
    Toutes les modalités retenues pour la première émission sont maintenues. Ainsi, le prix nominal du BDP est toujours de 1.000 DH, le taux de conversion de 8% et le taux de remboursement de 8,5%. La date d'échéance étant maintenue au 31 décembre 1998, le Bon de la deuxième tranche aura donc une maturité inférieure au BDP de la première tranche. "Ce qui aurait dû se traduire par une réduction du taux de remboursement et ce, d'autant plus que nous nous inscrivons dans un contexte de détente généralisée".

    En effet, lors de la première émission, le différentiel de taux entre BDP et Bon du Trésor était de 2 points (prix de la priorité). Depuis, le taux du Bon du Trésor sur 3 ans a été ramené de 10,5% à 10%. "Pour conserver le même écart, il aurait fallu baisser le taux du BDP de la deuxième génération d'un demi-point".
    Ainsi, l'attrait de la seconde tranche réside dans le maintien du taux de remboursement sur une maturité de 2,5 ans au lieu de 3 ans.
    Par ailleurs, le souscripteur peut acquérir entre 3 et 50 Bons et la répartition uniforme vise à satisfaire tous les demandeurs. Ceux qui souscriront plus de 50 Bons auront droit à une distribution du reste des titres au prorata des demandes. Côté institutionnels, les OPCVM de droit marocain ont la priorité absolue et ne sont soumis à aucune restriction en termes de minima ou de maxima. L'allocation se fera au prorata des demandes dans la limite des titres disponibles.
    Le seul changement introduit dans cette émission touche aux conditions d'allocation entre personnes physiques et morales.

    Parité des attributions


    La première tranche des BDP consacrait aux personnes physiques 70 à 85% des attributions en cas de sursouscriptions, le reliquat étant alloué aux institutionnels. "Maintenant que les OPCVM sont opérationnels, ils doivent contribuer activement à la dynamisation du marché financier". Raison pour laquelle un équilibre des attributions a été rétabli en faveur des personnes morales. Ainsi, le partage s'effectuera à 50/50 entre personnes physiques et morales. Cette répartition sera maintenue même en cas de sursouscription des personnes physiques. Il est attendu que les OPCVM souscrivent massivement, d'autant plus que les textes ne prévoient aucune restriction pour l'acquisition de titres d'Etat, le BDP étant une créance sur le Trésor.
    Enfin, le jour où M. Saaïdi annonçait le lancement de la deuxième tranche, le Bon se négociait à 1.035 DH (670 titres) contre 1.060 DH (3.606 titres) le 17 avril, soit une baisse de 25 DH en une semaine. Quelques financiers jugent le lancement de la deuxième tranche prématuré. Selon eux, le noyau dur de la Samir étant encore inconnu, les porteurs seront tentés de céder l'action Samir pour acquérir des BDP de deuxième génération provoquant ainsi une chute du cours de la raffinerie.

    Mouna KABLY

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