×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    BNDE: diversification et progression des interventions de 37% en 1990

    Par L'Economiste | Edition N°:4 Le 21/11/1991 | Partager

    La Banque Nationale de Développement Economique conserve un rôle essentiel dans le financement des investissements. Elle participe à 45% de l'ensemble des investissements agréés par le ministère du Commerce et de l'Industrie.
    Parallèlement, la BNDE diversifie ses instruments d'intervention. Les opérations commerciales font désormais partie intégrante de son activité et connaissent en 1990 un développement considérable.


    La part des crédits directs à long et moyen terme reste prédominante dans l'activité de la banque. Au niveau des opérations engagées, ces crédits directs connaissent une progression constante puisqu'ils se sont accrus de 14,74% en 1990 par rapport à 1989 après avoir déjà augmenté de 11,26% en 1989 par rapport à l'année précédente.
    Au niveau des opérations engagées, les crédits ont augmenté de 33% par rapport à 1989, pour atteindre 1.794 millions de DH en 1990. L'analyse des crédits directs suivant leur taille montre en 1990 une croissance des projets se situant dans la tranche supérieure à 40 millions de DH. La structure des interventions de la banque s'est donc modifiée au profit de cette tranche qui ne représentait que 28% des agréments en 1989 et qui en représente 47% en 1990. Cette modification s'explique par le financement de projets de taille plus importante.
    La ventilation des crédits directs selon leur durée montre toujours la prépondérance des crédits dont la durée dépasse 8 ans. Cette situation s'explique aussi par le financement de projets de taille plus importante et par l'importance des délais de grâce assortissant les crédits.
    L'accroissement du volume des crédits directs a entraîné une augmentation des déblocages. En effet, au cours de l'exercice 1990, la BNDE a mis à la disposition de ses clients un montant de 1012 millions de DH, contre 860 millions de DH débloqués au titre de l'exercice 1989, soit une progression de l'ordre de 17,67%.

    Les crédits à moyen terme réescomptables constituent par l'importance du montant des crédits octroyés, la deuxième composante des agréments de la BNDE. Avec un montant de 1284 millions de DHS, Ils ont enregistré un bond de 80%, grâce essentiellement au développement des crédits fournisseurs. Au niveau des opérations engagées, l'encours des crédits à moyen terme réescom-ptables a enregistré en 1990 une légère hausse de 0,97% en valeur par rapport à 1989.
    Les engagements de la banque en crédits à court terme ont augmenté en valeur absolue de 458 millions de DH pour atteindre 786 millions de DH en 1990. Cette augmentation est due au développement de l'activité "banque commerciale" ainsi qu'à l'élargissement de la gamme des crédits proposés à la clientèle. Pour les prises de participations, la BNDE a suivi les appels de souscription aux augmentations de capital intervenues pour un montant de 31,5 millions de DH. Elle a augmenté ses participations essentiellement anciennes, dans Bank Al Amal, Fipar Holding, Somadet, la BMCE et la Caisse Marocaine des Marchés. Par ailleurs, la banque a procédé à la cession des participations qu'elle détenait dans les affaires "nouvelle SOMATAM" et "LAFUENTE" d'une valeur nominale de 2,7 millions de DH et a effectué le transfert d'un montant de 44,7 millions de DH relatif à la participation dans la B.A.I.I. du compte "Titres de Participations" au compte "autres prêts".
    Ainsi la situation nette du portefeuille titres est passée de 231 millions de DH au 31.12.1989 à 215 millions de DH à fin 1990, soit une baisse nette de 16 millions de DH.

    Les interventions de la BNDE: 84% orientés vers le privé

    La part du secteur privé demeure prépondérante. En effet, 84% du montant total des crédits ont été accordés à ce secteur en 1990.
    Le financement par la BNDE des investissements étrangers a connu une progression importante.
    Il a concerné 72 projets à participation étrangère ayant bénéficié d'un montant total de crédit de 1302 millions.
    Le financement des extensions reste dominant dans les agréments de la BNDE avec 74% du total des crédits. Toutefois la part des créations dans les financements de la BNDE s'est élargie passant de 26% à 35% en 1990.
    L'ensemble des financements agréés par la BNDE a permis la réalisation d'un montant d'investissement de l'ordre de 7467 millions de DH en hausse de 45% par rapport à 1989. En 1990, l'effet multiplicateur des investissements BNDE s'est amélioré passant de 2 à 2,4 du fait de l'effort de consortialisation de ces crédits avec les autres sources de financement intérieures et extérieures.
    Au niveau de la répartition sectorielle, la BNDE demeure fidèle à sa vocation première de principal organisme de financement des investissements industriels. Toutes les activités du secteur industriel ont bénéficié des concours BNDE, avec toutefois une prédominance des secteurs chimie - parachimie, textile et cuir, suivis de ceux des I.M.M.E, des mines et énergie.
    Sur le plan de la répartition géographique des crédits BNDE, et poursuivant la voie d'encouragement au développement régional et à la décentralisation industrielle, la BNDE à fait bénéficier de ses financements de façon à peu près équilibrée, toutes les régions économiques du royaume.
    L'activité "banque commerciale" s'est considérablement développée. Cette activité qui englobe les crédits de fonctionnement sous leurs différentes formes s'inscrit dans le cadre de la politique de diversification des instruments d'intervention de la banque et de leur adaptation aux besoins des investisseurs. Les agréments de crédits à court terme ont atteint 786 millions de DH en 1990, soit une augmentation de 140% par rapport à 1989. Les crédits par décaiss-ement et les crédits par signature ont augmenté respectivement de 81% et 348%.

    Nabil CHAKOR


    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc