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    Big-bang comptable dans l'assurance mondiale

    Par L'Economiste | Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    . L'IASB propose une nouvelle approche «par blocs». Les nouvelles normes s'appliqueront dès 2013. Objectif: Harmoniser les pratiques des compagniesLes compagnies d'assurances doivent se préparer à une réorganisation comptable. En effet, les comptes des assureurs varient d'un pays à l'autre à cause d'une absence d'un standard commun. L'International Accounting Standards Board (IASB), le normalisateur comptable international, tente donc d'harmoniser pour la première fois la comptabilisation des contrats d’assurance tous marchés, produits et juridictions confondus. Ces règles s’appliqueraient donc aux contrats d'assurance vie, dommages, et à la réassurance. L’IASB espère ensuite publier les nouveaux standards mi-2011, pour une entrée en vigueur qui ne devrait sans doute pas intervenir avant 2013.Il faut bien noter que «les assureurs supportent un coût du capital accru car leurs comptes ne fournissent pas aux utilisateurs de leurs états financiers une vision claire de l’économie d’un contrat», souligne l’IASB.L'IASB propose une approche «par blocs» afin de mesurer l’ensemble des flux liés à un contrat. C'est-à-dire les primes et les décaissements. En fait, le principe est de décomposer les passifs liés aux contrats d'assurance en quatre blocs. D'abord les flux de trésoreries futurs, estimés et pondérés selon la probabilité que leur accorde l'assureur. Ensuite, l'actualisation de ces flux selon un taux censé refléter la structure du passif, et qui peut donc étre ajusté d'une prime d'illiquidité. Le taux d’actualisation sera inférieur à celui que certains assureurs utilisent aujourd’hui, selon l’IASB.Le troisième bloc consiste en une «marge pour risque« censé capturer l'incertitude inhérente aux estimations de «cash flow. Enfin le modèle introduit une «marge résiduelle« correspondant à l'écart entre les trois premiers blocs et le prix du contrat, de façon à éviter la comptabilisation d'un profit à l'origine. «Cet excédent sera transféré au résultat linéairement sur toute la durée de la couverture, au grand dam des assureurs qui souhaitaient pouvoir l'utiliser pour absorber les chocs de sinistralité«, relève La Tribune. Pour les contrats ayant une durée inférieure à un an, le normalisateur a prévu une méthode plus simple, qui se rapproche des pratiques actuelles des assureurs.«A l'arrivée, ce projet de norme permet une évaluation homogène des contrats d'assurance vie et non vie, qui devrait permettre une meilleure comparabilité des comptes des assureurs. Mais au prix d'une volatilité accrue du résultat, qui sera affectée par toutes les variations des passifs, qu'elles soient liées à l'évolution des estimations, du taux d'actualisation ou de la marge du risque«, analyse un commissaire aux comptes spécialiste de l'assurance.M.Az

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