Economie

Beaucoup de problèmes en suspens

Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

. La convention porte principalement sur la promotion à l’échelle 11LE milieu de l’éducation nationale vient de résoudre un problème épineux. La promotion interne vient de se débloquer pour les enseignants des collèges. Une convention relative au statut de la promotion exceptionnelle pour les retards datant de 1979 vient d’être signée hier, 14 décembre, en fin d’après-midi, entre la tutelle et les représentants du corps enseignant. Elle bénéficie aux professeurs relevant des collèges publics qui accusent un retard. “Plusieurs enseignants se plaignent d’être restés pendant plus de 20 ans dans la même échelle”, précise un responsable syndical. En tout cas, c’est un dossier qui a accusé beaucoup de retard. Plusieurs rounds de négociations étaient menés avant d’arriver à un accord avec la tutelle. A l’origine de cet acquis, cinq centrales syndicales. Il s’agit de la FDT (proche de l’USFP), la CDT, l’UMT (indépendante), l’UGTM et de l’UNMT, bras syndical du PJD. Pour le cas de la promotion interne au sein des collèges, la FDT “considère que ce dossier a été résolu de manière positive”. De l’avis de Sadek Rghioui, membre du bureau national de la FDT, les enseignants concernés par la promotion à l’échelle 11 vont bénéficier de quelques années de bonus. A titre d’exemple, ceux dont le dossier date de 1979 et moins bénéficieront de 5 ans de bonus. Viennent ensuite les cas de 1980 qui, eux, auront 4 ans de bonus et ainsi de suite jusqu’à une année de bonus pour les cas de 1983. Ainsi, l’ensemble du personnel éligible passera de l’échelle 10 à 11 sur le plan administratif. Quant aux rappels de salaires, nerf de la guerre, ils accuseront un retard d’une année. Hormis les collèges, d’autres problèmes restent en suspens dans le secteur de l’enseignement en général. Les centrales réclament que le MEN se penche davantage sur des dossiers particuliers du rapprochement familial. Autre priorité, l’éducation informelle (lutte contre l’analphabétisme) pose aussi le problème d’intégration des enseignants dans le secteur public. Mais c’est surtout la motivation salariale pour les enseignants qui travaillent dans le monde rural qui se pose avec acuité actuellement. Des centrales syndicales revendiquent une prime de plus pour cette catégorie d’enseignants.


Flash-back

A l’origine du problème de blocage de la promotion interne, figure le régime fondamental de 1985. Dans le temps, la plupart des enseignants étaient des instituteurs auparavant. Pour qu’ils puissent profiter de la promotion, il a été décidé qu’ils bénéficient de 15 ans d’ancienneté dont 6 ans au collège. C’était un point très favorable puisque la majorité des enseignants des collèges provenaient du primaire. L’arrivée des premières promotions du CPR dictait l’instauration de nouvelles grilles pour la promotion. Ces dernières devaient à leur tour passer 15 ans d’ancienneté. D’où le changement de régime en 1993 et la prise en compte de 10 ans seulement d’ancienneté au collège au lieu de 15 ans. A cette époque, les anciens instituteurs se sentaient lésés, car ils devaient à leur tour faire valoir 10 ans d’ancienneté au collège. A partir de 1989-91, l’ancien système des quotas n’attribuait plus de postes budgétaires. Du coup, les recrutements étaient gelés. D’où les retards cumulés jusqu’à 1997, date à laquelle a commencé la promotion exceptionnelle.Amin RBOUB

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