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    Economie

    Bâtiment et Travaux publics : La chute des prix inquiète la Fédération

    Par L'Economiste | Edition N°:229 Le 09/05/1996 | Partager

    Le forage des puits est l'un des programmes qui enregistrent un ralentissement. Ce rythme inquiète les entreprises qui se sont massivement équipées. Le secteur des BTP connaît d'autres problèmes.


    "Nous assistons depuis l'été dernier à une chute des offres de prix inquiétante dans les projets de l'habitat et routiers qui entrent dans le cadre du désenclavement du monde rural". La formule dans la bouche de M. Bouchaïb Benhamida donne le ton du malaise qui règne dans le secteur des BTP. Le président de la FNBTP tire la sonnette d'alarme quant à l'aboutissement heureux de ces chantiers adjugés à des prix de 30% en dessous de l'estimation normale. Pour remédier à ce genre de problème, la Fédération réfléchit actuellement aux moyens à mettre en oeuvre pour se prémunir des risques de tels dérapages. L'option "d'éduquer et de former les entrepreneurs" n'est pas écartée. Cette autocritique est accentuée quand il reconnaît que les problèmes graves que vit le secteur des BTP proviennent de la désorganisation du secteur et de la prolifération des entreprises. "S'il n'y a pas une volonté de l'Administration pour nous aider à organiser le secteur, nous continuerons à connaître les mêmes problèmes jusqu'à la fin des temps", précise-t-il. L'organisation viendra par l'obligation et la généralisation de la qualification-classification que certains ministères et collectivités locales devront suivre dans leurs appels d'offres.

    Du matériel "de Syrie"

    Bien qu'il estime que le rythme des programmes d'infrastructure initiés par l'Etat avance normalement, le forage des puits constitue un problème pour plusieurs entreprises. Cette activité a en effet enregistré un ralentissement au cours des mois écoulés. A la demande pressante des pouvoirs publics, certaines entreprises se sont suréquipées en matériels de forage pour se retrouver par la suite sans commande conséquente en raison de la baisse enregistrée dans ce programme. "Du coup, les entreprises se sont retrouvées avec du matériel sur le bras", dit M. Benhamida. En outre, plusieurs entreprises, croyant ce créneau porteur, ont importé ce matériel de Syrie (même s'il est originaire des pays de l'Est) et par conséquent tiré les prix vers le bas. La saison des pluies semble avoir occulté les périodes successives de sécheresse.
    Quant aux aménagements au niveau agricole inscrits dans le programme national d'irrigation, ils se déroulent à un rythme qualifié d'insuffisant, tenant compte des objectifs fixés: la réalisation de 200.000 ha nouveaux et la réhabilitation de 250.000 ha anciens durant la période de 1993-2000. "Nous estimons que le rythme actuel ne permettra pas d'atteindre les objectifs de ce programme, note M. Benhamida. Mais je pense que la raison essentielle tient à la mise en place du financement".

    Controverse sur l'explication de la crise

    Plusieurs dirigeants d'entreprises considèrent que la crise que traverse le secteur des BTP s'explique essentiellement par la réduction de l'investissement public. Cette affirmation n'est pas partagée par M. Bousaïd, directeur de cabinet au Ministère des Travaux Publics. Il affirme que l'investissement public n'a connu aucune restriction budgétaire. Pour lui, il n'y a pas de crise dans les TP et le ralentissement enregistré dans les travaux d'infrastructure est expliqué par les inondations de cet hiver.
    Quant à Mme Gordana Rebreina, directrice commerciale à Dragados- Maroc, elle estime que le calme de la situation ne doit pas cacher que le domaine du génie civil bouge. Elle considère que la politique des concessions permet d'assurer l'avenir. En dépit du désengagement de l'Etat dans certains domaines, qui s'accompagne nécessairement d'une baisse des investissements publics et d'un recul des commandes de l'Etat, le recours aux financements extérieurs devra combler les manques. Plusieurs projets devront démarrer après cet été concernant les grands travaux, dont l'extension des ports, le renforcement des réseaux autoroutier, routier et ferroviaire. Cette entreprise installée au Maroc depuis novembre 1994, ayant réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 100 millions de DH l'année dernière, vise à conquérir le marché du logement social. Pour cela, elle se targue d'une expérience dans la construction en Amérique latine et de son usine de préfabriqué.

    Les grands projets en cours

    Les grands projets des TP en cours de réalisation:
    · Barrage Al Wahda (7 millions de DH): Fin des travaux courant 1997
    · Autoroute Kenitra-Larache (2,2 millions de DH): Fin des travaux juin 1996
    · Rabat-Fès (3,2 milliards de DH): Fin 1998
    · Port de Dakhla (370 millions de DH): Fin 1998
    · Extension du Port d'Agadir (300 millions de DH): appel d'offres en cours.
    · Extension du Port de Tan-Tan (200 millions de DH): appel d'offres en cours
    · Programme des routes rurales (sur 7 ans): 1.300 km par an: 800 millions de DH.

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