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    Economie

    Baromètre mondial
    Justice, fonctionnaires... les plus corrompus

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Ils sont talonnés par la police. Manque de protection pour les dénonciateurs de la corruptionLes résultats du baromètre mondial de la corruption pour 2010, dévoilés par Transparency Maroc hier à Rabat, confirment ce qu’on savait déjà. Notre pays est installé dans la corruption. Ainsi, 79,2% des répondants pensent que la corruption a augmenté ou est restée la même au cours des trois dernières années contre à peine 4,8% qui estiment qu’elle a beaucoup baissé. Les secteurs montrés du doigt sont la justice et la fonction publique qui raflent 3,5 points sur une échelle de 1 à 5. Elles sont suivies par la police avec une moyenne de 3,3 points. Viennent juste après les partis politiques et les parlementaires avec 2 points. Les ONG, les médias et les organisations religieuses sont en bas de la liste des secteurs rongés par ce fléau. L’enquête s’est aussi intéressée aux raisons qui ont poussé les citoyens à recourir à la corruption. Selon les répondants, 23% ont payé des pots-de-vin pour accélérer la réalisation de services publics, 6,3% pour recevoir une prestation à laquelle ils ont droit et 3,8 % pour éviter un problème avec les autorités. Pour contrecarrer la corruption, 91,7% des enquêtés pensent que les gens ordinaires peuvent avoir un rôle positif. En effet, Transparency International a constaté un fort potentiel d’implication des citoyens dans la lutte contre la corruption. Cependant, les enquêteurs ont enregistré une faible prédisposition à dénoncer personnellement les corrompus. Selon Azzedine Akesbi, ancien secrétaire général de la section marocaine, «il y a un vide juridique concernant la protection des citoyens témoins ou victimes de la corruption. Ce sont eux qui se retrouvent derrière les barreaux alors que les corrompus sont protégés». Sur ce registre, l’ONG a mis en place un centre d’assistance juridique anti-corruption en vue d’orienter et d’assister les personnes victimes.S’agissant de l’effectivité de l’action du gouvernement en matière de lutte contre la corruption, le baromètre a été on ne peut plus clair. En effet, 6 répondants sur 10 pensent que les actions entreprises par le gouvernement ne sont d’aucune utilité. Pour Akesbi, l’exécutif doit impliquer la société civile et le patronat dans l’élaboration de sa stratégie en la matière. Il est à préciser que Transparency International a mené son enquête auprès de 91.500 personnes dans 86 pays dont le Maroc. L’idée est de connaître la perception des personnes interrogées par rapport à la petite corruption. Il s’agit de la troisième participation du Maroc à cette enquête (2006, 2009, 2010), réalisée en août dernier auprès d’un échantillon de 999 chefs de ménages ( 516 hommes et 483 femmes). 55% de l’échantillon habitent la campagne et 45% le milieu urbain.


    Prix de l’intégrité

    Transparency Maroc a décerné son premier prix de l’intégrité 2010 au militant des droits humains Chakib El Khyari, poursuivi et condamné pour avoir dénoncé la corruption qui se propageait dans le nord du pays. Et un prix honorifique a été remis à l’avocat Abderrahim Berrada en reconnaissance de son parcours dans la lutte contre la corruption.S. Be. avec M. C.

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