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    Economie

    BAM sur les starting-blocks pour 2011

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . La feuille de route est tracée pour la prochaine année . Régionalisation, relance de l’épargne, CFC… parmi les chantiers prioritaires . Compte sur carnet: le plafond relevé à 400.000 DHAU-delà du maintien du taux directeur à 3,25%, plusieurs décisions ont émané du conseil de Bank Al-Maghrib qui s’est tenu avant-hier. BAM a, ainsi, statué sur la mise en place des mesures de relance de la petite et moyenne épargne, et ce, dès le début de 2011. Cela se traduira, selon Abdellatif Jouahri, gouverneur de l’institut d’émission, par «la généralisation des chèques pré-barrés, le relèvement du plafond des comptes sur carnet à 400.000 DH (vs 300.000 DH avant) et surtout ils seront enlevés de l’assiette de calcul de la réserve monétaire». Conséquence pour le système bancaire, l’injection de cash de l’ordre de 3 à 4 milliards de DH. Autre mesure à venir, l’ouverture d’un compte zéro, sans exiger de mise de fonds de départ, avec une tolérance de 6 mois. «Si, pendant cette période, le compte est mouvementé, il n’y a pas de problème, sinon, il sera clôturé, mais sans facturation de frais pour le titulaire du compte», explique le gouverneur. En parallèle, le conseil a, dans le cadre de l’effort de bancarisation, fixé un objectif aux banques de bancariser les 2/3 de la population dans les 3 années à venir, en dépit de certaines réticences. Pour ce faire, Jouahri leur propose de poursuivre leurs efforts de diversification de produits (mobile banking …) et de communication. Pour ce qui est de l’accompagnement de TPE et PME, «le conseil a demandé aux banques de faire une évaluation de toute l’action menée en faveur de ces entreprises depuis 2007», affirme Jouahri. A ce titre, une rencontre régionalisée pour ces entreprises est envisageable à l’image de celle de 2007. «Mais cela ne veut pas dire qu’il y a péril en la demeure», contraste le gouverneur. Bien au contraire, selon lui, l’une des premières préoccupations de ces entreprises est, contrairement à ce que l’on peut penser, l’aspect accompagnement et conseil. L’accès au crédit ne vient qu’en 4e ou 5e position. Dans ce sens, BAM veut accélérer le chantier de l’éducation financière. A ce titre, un benchmark des pratiques dans un certains nombre de pays en interne a été mené au sein de la banque centrale. «Il en ressort que dans certains Etats, c’est le ministère de l’Education qui pilote le projet, dans d’autres, c’est le ministère des Finances, dans certains cas, c’est même la banque centrale qui s’en charge», révèle le gouverneur. Justement, BAM va lancer une étude sur l’éducation financière en collaboration avec la Banque mondiale, pour tracer une feuille de route. «C’est un sujet de longue haleine, il s’agit là de l’éducation des générations à venir», constate Jouahri. Par ailleurs, le conseil de BAM se mobilise également avec les banques pour Casablanca Finance City (CFC). Pour les autorités monétaires, deux chantiers doivent être accélérés. Le premier a trait au financement, ou plus exactement ce que appelle Jouahri «le financement par le marché». Pour lui, il faut sortir de l’intermédiation bancaire classique. «D’ailleurs, les institutions qui vont s’y installer sont des grosses capitalisations qui vont apporter toute l’innovation financière et tous les produits dont elles disposent», espère-t-il. Et de prévenir, «il est donc nécessaire que nos banques et notre place soient préparées à supporter la concurrence et surtout la comparaison». Le second aspect à renforcer n’est autre que le régime des changes. Justement, les hautes instances de BAM sont amenées à le faire évoluer. Les arbitrages devraient se faire avec la participation de tous, gouvernement, banque centrale, banques en tant qu’intermédiaires, mais aussi les opérateurs économiques. «Il faut donc les y préparer, d’autant plus que les délais se rapprochent», précise le gouverneur. Aujourd’hui, les statuts ont été définis, l’offre immobilière est en phase de finalisation et les autres chantiers sont en train d’avancer. «Last but not least», le chantier de la régionalisation, dont les dernières orientations seront connues très prochainement (avant la fin du mois de décembre). Pour Jouahri, le secteur bancaire doit, à son tour, y apporter sa contribution notamment via une présence sur place ou encore une coordination entre les acteurs bancaires et financiers pour apporter une solution à l’objectif de développement économique et social dans cette déclinaison territoriale. Il faut donc commencer à y travailler dès maintenant!


    Sociétés de financement: La gouvernance pointée

    LE secteur des sociétés de financement a également été au cœur des débats du conseil. Et pour cause, plusieurs problèmes y subsistent. Jouahri pointe ainsi les problèmes de gouvernance, d’organisation et de procédure dans ces sociétés. Pour y remédier, BAM a mis en place le dossier minimum que doivent transmettre les demandeurs et intermédiaires aux sociétés de financement. «Nous avons également lancé le chantier de révision du capital minimum des sociétés de financement ainsi que la mise à niveau et la restructuration du secteur, auxquelles sera convié le secteur bancaire», indique Jouahri.


    Les autres chantiers
    Système de changeComme pour les autres chantiers, les autorités monétaires assurent que les études en interne sont bien avancées. A ce titre, les conclusions seront partagées avec le ministère des Finances début 2011. En même temps, dans le cadre de CFC, il y a la possibilité d’entamer un élargissement du régime au niveau de la Bourse via de probables cotations en devises. «Si les piliers du projet CFC sont prêts au cours de 2011, nous pourrions entamer le road show», indique Jouahri. Et d’ajouter, «c’est à ce moment-là que nous annoncerons les échéances précises». Bâle III«Nous en avons déjà parlé avec les banques, mais il faudra d’abord terminer Bâle II». A ce titre, les banques marocaines sont au stade des notations internes. Les simulations avec le système bancaire ont démarré. «Aujourd’hui, nous avons une vision des fonds supplémentaires qui seront exigés au niveau du système bancaire». De plus, BAM connaît les établissements qui seront touchés plus que les autres. Par ailleurs, les règles de Bâle III ne sont applicables qu’entre 2013 et 2018. Cependant, pour Jouahri, «plus tôt on s’y préparera, mieux ça vaudra». En effet, ce chantier demande des ressources humaines, informatiques, procédurales… Statuts de BAMLes premiers statuts de BAM et la nouvelle loi bancaire d’après crise sont prêts. Selon Jouahri, ces textes ont été totalement finalisés en interne au sein de la banque. Leur diffusion auprès du grand public attendra l’issue des discussions avec le ministère des Finances, le GPBM et les autres entités du système financier. A ce titre, Jouahri s’attend à certaines réticences, notamment par rapport «aux commissions de coordination». Ethique et déontologieA l’image des banques centrales à travers le monde, Bank Al-Maghrib s’est dotée d’un code d’éthique et déontologie. Les membres du conseil de la banque s’engagent à respecter certains principes de bonne conduite, notamment l’indépendance, la confidentialité et la sécurisation de l’information, ainsi que la gestion des conflits d’intérêts. «Ce point sera désormais inscrit au moins une fois par an dans l’un des points du jour de la réunion du conseil de BAM», assure le gouverneur. Microcrédit«Nous sommes dans une phase de stabilisation après la période faste du démarrage», fait savoir Jouahri. Après une évaluation de la situation du secteur, BAM a décidé de mutualiser sous la coupe du Crédit Agricole du Maroc toute la comptabilité des associations de microcrédit, de la déclaration des risques aux reportings… Dans un second temps, la banque centrale a fait adhérer le micro-crédit au crédit de bureau. Enfin, «nous sommes parvenus à faire accepter à ces associations un code déontologique pour ne pas se concurrencer et attaquer la même clientèle aux mêmes endroits».M. A. B.
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