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    Bâle III: Moins de tensions sur les banques!

    Par L'Economiste | Edition N°:3344 Le 19/08/2010 | Partager

    . L’impact des futures réglementations s’élèvera à 51 milliards de dollars. Nouveau modèle de fonds propres et de liquidité renforcésLa question fait grand débat: Bâle III ne sera-t-il pas trop lourd pour les fonds propres des Banques? L’impact des nouvelles règles de Bâle III devrait être réduit de près de moitié pour les grandes banques, compte tenu des aménagements apportés fin juillet, selon les estimations de JP Morgan. Ce sont les établissements français et britanniques qui sont les premiers bénéficiaires. Bâle III, rappelons-le, est la future réglementation bancaire. Quatre mesures principales sont mises en avant: renforcement des fonds propres, adaptation des liquidités, modification du ratio d’effet de levier et création de coussins contracycliques(1) (cf. www.leconomiste.com, voir aussi l’édition électronique du 28/7/2010, tribune du Pr. Olivier Pastré qui critique sévèrement ce projet). L’idée phare est de ne plus considérer les participations d’autres entreprises financières capitales comme faisant parties des fonds propres. Les mesures envisagées par Bâle III sont très coûteuses pour les banques. Celles-ci seraient obligées d’augmenter les taux d’intérêts sur les crédits aux particuliers et aux entreprises. Le premier effet des nouvelles normes, c’est de réduire mécaniquement le rendement des fonds propres des banques, le fameux «RoE». Mais là encore on ne peut pas durablement afficher une rentabilité de 15% quand la croissance mondiale est de 3%, dit le dernier rapport de la BRI (Banque des règlements internationaux) ainsi qu’un auteur de nos chroniques, le prix Nobel Joseph Stiglitz. Bâle III s’attache donc à encadrer les activités de marché, réputées pour être sous-pondérées en fonds propres. Un nouveau modèle reposant sur des volants de fonds propres et de liquidité renforcés permettrait aux établissements financiers d’afficher des résultats plus solides. Ce qui stabiliserait le flux des crédits à l’économie. A plus long terme, les établissements financiers devront s’atteler à trois grandes tâches : refinancer une part notable de leurs engagements, s’affranchir de leur dépendance vis-à-vis des aides d’urgence mises en place par les autorités, redresser leurs bilans et réduire leurs charges d’exploitation. L’impact total des nouvelles réglementations devrait s’élever à 51 milliards de dollars sur les résultats, contre 110 milliards estimés en février dernier par JP Morgan. L’ensemble des nouvelles mesures réglementaires devrait finalement coûter beaucoup moins de capital aux banques, autour de 208 milliards de dollars, contre 377 milliards annoncés en février. F. Z. T.--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de crise et aussitôt reconstitués en cas de période faste.

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