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    Enquête

    Aux Etats-Unis, les revenus des patrons ne sont un secret pour personne

    Par L'Economiste | Edition N°:702 Le 11/02/2000 | Partager


    Vous voulez savoir combien gagne Bill Gates ou Steve Jobs? Aux Etats-Unis, c'est très simple, il suffit de se rendre sur les sites Internet de Microsoft et d'Apple pour étudier par exemple les résultats financiers de l'année 1999. Chez Apple, on se rend donc compte que Jobs, toujours PDG-intérimaire d'Apple l'année dernière, ne touchait pas de salaire, selon un arrangement que lui-même avait désiré. Le vice-président, par contre, Fred Anderson, a lui récolté la coquette somme de 635.000 Dollars (plus de 4 millions de Francs) en salaire en 1999. Surtout, la valeur de son paquet de "stock-options" est estimée à 2,7 millions de Dollars supplémentaires.
    En Amérique donc, les revenus des patrons ne sont un secret pour personne, à condition en tout cas que la compagnie qu'ils dirigent soit cotée en bourse. "C'est très simple", explique Kevin Eskew, de l'institut de recherche économique, "le gouvernement oblige les compagnies qui apparaissent à Wall Street à publier tant leurs résultats financiers que les salaires et revenus de leurs cadres et dirigeants. Cela fait partie du domaine public et des informations dont doivent disposer les actionnaires".
    Ces informations ne manquent d'ailleurs pas d'être analysées de près par les syndicats. Récemment, la confédération de syndicats AFL-CIO a mis sur pied un site Internet baptisé, "Executive Pay Watch", et dont l'objectif est de permettre aux salariés de comparer leur propre salaire et ceux de leurs patrons. "Ce que nous voulons", assure Rick Trumka, l'un des représentants du syndicat, "c'est montrer que la plupart des ouvriers devaient travailler des milliers d'années avant de pouvoir gagner ce que gagnent leurs dirigeants. Dès lors, nous leur donnons les moyens d'essayer de changer cette culture de "l'argent pour les patrons".
    Pour les compagnies privées non cotées, aucune législation n'oblige les chefs d'entreprise à publier leurs revenus. "Il existe toutefois de nombreuses études qui permettent de déterminer qui gagne combien", assure Kevin Eskew, "et notre institut les publie de façon régulière. On peut dire que ce côté-ci de l'Atlantique, la transparence est plutôt satisfaisante".

    F. ROUSSELOT Correspondant à New York
    Syndication L'Economiste-Libération (France)

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