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    Economie

    Autoroute Kénitra-Larache : Le trafic dépasse les prévisions

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Mise en service fin juin, la section de l'autoroute reliant Kénitra à Larache a enregistré un trafic journalier de pointe record, atteignant ainsi plus de 7.000 véhicules par jour. L'usage de ce tronçon reste tributaire de la réalisation de la voie de contournement de Rabat-Salé.


    Le trafic de l'autoroute reliant Kénitra à Larache semble bien rouler, à en croire M. Diouri, chef de la Division de l'Exploitation de la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM). Ce tronçon a enregistré durant les mois de juillet et août un important trafic atteignant une pointe journalière de 7.368 véhicules. Le trafic journalier moyen par gare de péage a atteint 5.812 véhicules à Kénitra nord en août contre 4.572 véhicules en juillet. Celle de Larache a vu transiter 5.545 véhicules contre 4.346 en juillet. Quant à celle de Moulay Bouselham, elle a enregistré le plus faible score, soit 1.310 véhicules en août et 1.225 en juillet.
    Ces chiffres fournis par la Division de l'Exploitation de l'ADM attestent de l'engouement manifesté pour le tronçon Kénitra-Larache et dépassent ainsi les prévisions d'avant la mise en service qui tablaient sur 4.000 véhicules par jour.
    Des problèmes d'expropriation des paysans seraient encore en suspens. Sur ce registre, l'ADM refuse de s'exprimer, prétextant que ces éléments seront transmis dès leur réception de la Direction des Routes et de la Circulation Routière.
    Lors de la mise en service de ce tronçon, l'ADM avait lancé une campagne de sensibilisation des automobilistes sur les avantages de l'usage de cet axe autoroutier. La campagne était basée sur son usage gratuit pendant une douzaine de jours. Cette initiative visait à permettre aux automobilistes de découvrir ce tronçon, sans que le prix du péage ne soit un obstacle. Cette gratuité a touché également le tronçon Rabat-Kénitra. M. Douiri soutient que le trafic n'a pas connu de baisse après la période de campagne.

    Péage élevé


    Plusieurs usagers se sont plaints et se plaignent encore du niveau élevé du tarif de péage. Pour parcourir la ligne Casablanca-Larache, l'automobiliste doit débourser 55 DH pour à peine 230 km. Outre le prix, la non-continuité de cette distance est également montrée du doigt. Il faut en effet traverser les villes de Rabat et Salé avant d'emprunter les tronçons de Rabat-Kénitra-Larache.
    Ce désagrément devra disparaître après la mise en service en décembre prochain de la voie de contournement de Rabat-Salé . Cette rotonde de 24 km constitue un maillon de l'axe Nord-Sud et assurera la liaison entre Rabat-Larache et Rabat-Casablanca en canalisant les usagers qui ne souhaitent pas passer par le centre-ville.
    L'ADM précise au sujet du tarif que les recettes de péage perçues sur le réseau autoroutier exploité sont en totalité investies pour couvrir les dépenses d'entretien et d'exploitation et pour financer la construction de nouvelles sections autoroutières. L'ADM fait également valoir que le tarif de péage appliqué au Maroc est inférieur à ceux des pays ayant opté pour cette politique de financement par le péage, de la construction, de l'entretien et de l'exploitation du réseau autoroutier. Le tarif appliqué en Espagne varie entre 0,52 DH et 1,37 DH le km contre environ 0,27 DH par km localement.
    Pour vanter les mérites de l'usage de l'autoroute par rapport à la route nationale, l'ADM cite pêle-mêle la réduction du risque d'accident, le gain de temps, le confort de la circulation et une assistance technique plus rapide en cas de panne ou d'accident. Ces avantages, souligne M. Diouri, «se traduisent par des gains pour l'usager dépassant quatre fois le prix du péage acquitté». En outre, il affirme que l'usager réalise un gain financier au niveau du coût d'exploitation de son véhicule d'un montant équivalent à 2 fois le péage pour les véhicules légers, 2,4 pour les poids lourds de PTC inférieur à 8 tonnes et 6,6 fois le péage pour les véhicules supérieurs à 8 tonnes.
    De même, l'usage de cet axe permet de raccourcir de 30 km le trajet entre ces deux villes.
    Il est à rappeler que cet ouvrage a été financé par les fonds propres de l'ADM et des prêts octroyés à cette société pour la construction du tronçon Rabat-Larache (2,136 milliards de DH). Si le coût de réalisation de la section Rabat-Kénitra a été de 580 millions de DH, celui de la section de Kénitra-Larache est évalué à 1,556 milliard de DH dont 408 millions de DH prélevés sur les fonds propres. Le reste du financement est constitué de prêts octroyés par le Fonds Arabe de Développement Economique et Social (FADES) (372 millions de DH), le Fonds Koweïtien (340 millions de DH) et un crédit du gouvernement italien de l'ordre de 436 millions de DH.

    Mohamed CHAOUI

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