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    Economie

    Assises nationales du tourisme
    La formation, une nouvelle bataille à gagner

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . Le défi à relever est surtout sur le plan qualitatif . Une étude en cours pour l’adéquation de l’offre à la demande . Projet de schémas directeurs régionaux en la matière “Ce sont près de 5.500 lauréats qui seront mis sur le marché du travail cette année par les établissements de formation hôtelière et touristique’’. C’est ce qu’ont annoncé les représentants de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) lors des assises nationales du tourisme qui se sont tenues le week-end dernier à Agadir. En 2010, le nombre annuel prévisionnel de lauréats devrait atteindre 9.500, poursuivent les responsables de l’Office. Si l’on se base sur ces prévisions, il ne devrait pas y avoir de déphasage entre le rythme de renforcement de la capacité hôtelière, qui a accumulé du retard, et la formation des ressources humaines. Ceci d’autant plus que les dirigeants de l’OFFPT assurent que, grâce au développement de leur dispositif pédagogique (www.leconomiste.com), il sera possible dans peu de temps d’offrir sur le marché du travail 10.000 lauréats par an pour les filières du tourisme. Ces chiffres fort prometteurs restent toutefois à nuancer, car la problématique des ressources humaines dans le secteur du Tourisme n’est pas qu’une question de nombre. Elle en soulève beaucoup d’autres et notamment celle de la qualité. Pour Adil Douiri, ministre du Tourisme, le volet de la formation dans la vision 2010 est un chantier qu’il faut attaquer particulièrement sur le plan qualitatif. Car les promoteurs ont de plus en plus besoin de main-d’œuvre qualifiée, ajoute de son côté Jalil Ben Abbès Taarji, président de la Fédération national du tourisme (FNT). Cependant, aujourd’hui, bien que le volet des ressources humaines soit le seul verrou de la vison 2010 qui n’a pas souffert de financement, force est de constater que les compétences sont bien rares. Et quand elles existent, elles sont débauchées pour aller vers d’autres secteurs plus attractifs ou vers d’autres pays, soutenues même parfois dans leur démarches par des établissements publics marocains de formation. Une triste réalité quand on s’aperçoit que c’est à la fois une perte pour le secteur et pour le contribuable qui a financé indirectement cette formation. Comment retenir donc nos compétences et rectifier le tir au niveau de la formation hôtelière et touristique. Pour Marc Thépot, PDG d’Accor Maroc, il faut renforcer l’attractivité sociale de cette filière. A noter qu’en matière de formation, le groupe qui a mis en place une académie est notamment un exemple à suivre. La formation en interne peut être en effet une solution palliative au problème de l’inadéquation des formations proposées. Sur ce plan, il est nécessaire de revoir les programmes de formation, de manière à adapter cette dernière aux besoins de la profession. Celle-ci recherche aujourd’hui des profils spécialisés et innovateurs dans la conception et l’architecture du voyage. Par ailleurs, les recrues doivent avoir des connaissances multidisciplinaires. A ce niveau, une des réponses au problème de la qualité des ressources humaines du tourisme se trouve en partie dans une refonte tout d’abord de l’éducation de base. “Aujourd’hui, il y a même parfois qu’un bachelier n’arrive pas à bien s’exprimer’’, déplore une hôtelière. Il en ressort donc que le problème des ressources humaines dans le secteur est beaucoup plus profond et qu’il ne suffit pas de faire de la quantité pour satisfaire la demande. De fait, la problématique nécessite, outre une implication des opérateurs du secteur, une véritable planification nationale, souligne Amyn Alami, président du Conseil régional de Casablanca. Pour sa part, Jalil Ben Abbès Taarji préconise la finalisation de l’étude initiée par le ministère du Tourisme pour l’adéquation de la demande à l’offre. La mise en place de schémas directeurs régionaux est également un des projets de l’agenda 2007. Ce dernier sera aussi marqué par la création de nouveaux cursus à l’Institut supérieur du tourisme de Tanger. L’année prochaine sera de même marquée par la création d’un comité   réunissant le public et le privé pour réfléchir sur la question et encadrer les projets mis en œuvre pour relever ce nouveau challenge.


    Pilotage institutionnel

    Quelles responsabilités entre l’Etat, les collectivités locales et les professionnels, sont autant de questions qui ont été abordées lors du deuxième atelier des assises nationales du tourisme. Une table ronde a porté sur le pilotage institutionnel. Pour le président de la FNT, il est nécessaire, face aux enjeux du secteur, de clarifier les rôles des acteurs des conseil régionaux du tourisme (CRT). Pour ce faire, outre la mise en œuvre de statuts harmonisés des CRT inscrite dans l’agenda 2007, Ben Abbès Taarji préconise la généralisation des conventions de financement des CRT. Une démarche que soutient particulièrement Saad Hassar, secrétaire général du ministère de l’Intérieur. La restructuration de la Fédération nationale du tourisme et la création de fédérations régionales du tourisme sont aussi au programme de 2007, précise le professionnel.


    Incident «diplomatique»

    Les participants aux assises du tourisme ont été très surpris que Rachid Filali, wali du Souss-Massa-Draâ, n’ait pas prononcé l’allocution d’ouverture. Il était pourtant prévu au programme. De fait, selon une source sûre, il s’en est fallu de peu que le wali n’assiste pas du tout à la rencontre. Jusqu’à la veille de la manifestation, il semblerait que les organisateurs n’avaient pas fait la démarche de l’inviter officiellement. Il aurait donc fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas. Il a fallu l’intervention de plusieurs personnes pour que le wali accepte de participer à la conférence. Malika ALAMI

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