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    Economie

    Artisanat/Zones d’activité
    Lancement d’un site pilote fin 2010

    Par L'Economiste | Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    . Il sera installé à Casablanca sur une superficie de 7 hectares. 5 autres zones prévues pour 2010-2020L’artisanaT aura 6 zones d’activités dédiées. Le site pilote sera basé à Casablanca, précisément à Médiouna. «Le projet de Mediouna est déjà ficelé et l’étude de faisabilité a été bouclée. Actuellement, nous sommes en train de conclure un accord portant sur le terrain avec Al Omrane», annonce Saâd Sefrioui, président de la Fédération des entreprises d’artisanat (FEA). Les travaux de construction du site pilote devraient commencer entre fin 2010 et début 2011. La zone, qui s’étale sur une superficie de 7 hectares, comprendra des ateliers allant de 1.000 à 5.000 m2, une plateforme logistique et d’export, un showroom permanent et une école de formation. Le projet de création des ces zones d’activités fait suite à la réticence des banques à accorder des lignes de préfinancement et des découverts aux entreprise d’artisanat. «Aujourd’hui, il y a une dynamique dans le secteur qui pousse les entreprise à se développer. Mais la problématique du financement et du foncier posent problème. D’où l’intérêt de ces zones qui seront créées sur 10 ans et qui seront subventionnées par le ministère de tutelle», souligne Sefrioui. Pour garantir les engagements bancaires de ces entreprises, un fonds de 400 millions de DH a été mis en place. Mais, jusque-là, il n’y a pas encore de retour effectif de la part des banques. «Les entreprises affiliées à la fédération ont besoin de plus de dynamique et de souplesse. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de développement accéléré et nous voulons passer à la vitesse supérieure», note le président de la FEA. La fédération de l’artisanat mène également des discussions avec l’ANPME et le Secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat pour faire bénéficier les entreprises du secteur des programmes Moussanada, et Imtiaz. «Nous ambitionnons d’adapter ces programmes aux entreprises d’artisanat comme cela a été le cas pour le textile ou le cuir», explique Sefrioui. Quant au contrat-programme (2006-2015), Serfoui estime «qu’à part quelques régalages à opérer, la réalisation des objectifs est sur la bonne voie». La fédération estime ainsi que les performancs des PME du secteur ne sont pas en adéquation avec les efforts déployés dans le cadre de cette stratégie. Aussi compte-t-elle procéder à l’évaluation des actions établies à ce jour, afin de redéfinir le type d’accompagnement de la PME et de mener une réflexion sur le statut de l’entreprise d’artisanat. «Les critères d’éligibilité au statut de l’entreprise d’artisanat devront être revus car le statut actuel entre en contradiction avec les objectifs ambitieux du contrat-programme», préconise le président de la FEA. A signaler que l’exécution du contrat-programme accuse un retard au niveau de la couverture sociale. Pour la Fédération, «c’est un dossier qui bloque toujours malgré l’intervention de la Primature». Ce retard trouve son explication dans le fait que d’autres intervenants doivent s’impliquer dans ce projet, comme le ministère de la Santé, celui de l’Economie et des Finances..., apprend-t-on auprès de la FEA. Autres projets en cours, la fédération travaille sur la création des appellations contrôlées et des normes. Elle ambitionne de créer une sorte de comité Colbert (France) pour la mise ne place d’un label Maroc.L’autre chantier, sur lequel planche la fédération de l’artisanat, se rapporte à la refonte des modalités d’exposition dans les salons internationaux. «Aujourd’hui, il y a une nouvelle approche pour faire du marketing de l’artisanat. Il va falloir organiser des road shows en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen-Orient car ces destinations sont prometteuses et peuvent constituer des relais de croissance à l’export», estime Sefrioui. Côté marché local, un engouement sans précédent a été enregistré ces dernières années pour les produits d’artisanat. Pour rappel, le secteur emploie près de 20% de la population active, soit le deuxième bassin d’emplois avec plus de 2 millions de personnes. L’artisanat compte pas moins de 150 PME.


    Vision 2015

    La nouvelle Vision de l’Artisanat (contrat-programme 2006-2015) a fixé des objectifs chiffrés. Il s’agit de doubler le chiffre d’affaires de l’artisanat à contenu culturel, multiplier par 10 les exportations formelles, générer 4 milliards de dirhams de PIB supplémentaires. En termes d’emplois, cette feuille de route ambitionne d’en créer 117.500 (37.200 nouveaux emplois générés par les producteurs d’envergure, 13.750 postes créés par les PME et 66.500 nouveaux mono-artisans et employés de TPE). J. B.

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