×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Artisanat: Douiri «en croisade» pour sa vision 2015

    Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

    . Aujourd’hui, c’est le «désert» dans le secteurDouiri est bel et bien entré en croisade. C’est en tout cas l’impression qu’il donne, gérant à la perfection le jeu médiatique à coup de phrasés finement pesés. Jeudi 15 décembre, il réitère devant un parterre de voyagistes et d’étudiants de l’Ecole française des affaires (EFA)… qui s’attendaient, eux, à un exposé sur l’état des lieux du secteur touristique (plan Azur, perspectives...)! Douiri, toujours très à l’aise et en verve ce soir-là, a dit ne pas vouloir redérouler la vision 2010, «qui bénéficie d’une couverture médiatique importante», pour, plutôt, «allumer les feux sur le secteur de l’artisanat». Un an, presque jour pour jour, qu’il était venu débattre du plan Azur à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM). Adil Douiri clôt l’année des Forums adhérents de la chambre, avec, cette fois-ci, le volet artisanat et la vision 2015 et la nécessité de créer des emplois à ce niveau-là. Bilan de l’emploi en milieu rural et urbain selon les chiffres du Haut-commissariat au Plan (HCP), genèse de la «stratégie Douiri», rôle des administrations et du secteur privé, états des lieux historiques du secteur au Maroc… L’audience a eu droit à un vrai «check-up», de là où ça fait mal. Appuyé par les bons mots d’un ministre au mieux de sa forme.. Où est le client?«Comment sortir de l’approche traditionnelle misérabiliste du secteur pour adopter celle créatrice d’emploi?» Douiri pose la question. Quelques chiffres plus tard, la sentence tombe: «On n’accroît pas le chômage, mais on n’est pas capable de le résorber», lance le ministre. La cote des chômeurs est restée inchangée depuis cinq ans… De quoi apporter de l’eau au moulin de Douiri. «Quand on fomente une stratégie, dit-il, on doit choisir entre agir pour ceux qui ont un emploi et les autres». La tactique de l’artisanat est de «donner un emploi à ceux qui n’en ont pas». Pour le ministre, l’Etat doit se muer en un… entraîneur de foot (!) et pousser, in fine, les entreprises privées sur des partenariats où tout le monde en sortirait gagnant: Etat, privé et chômeurs. Pour le moment, Douiri se veut didactique et enfonce le clou (… à nouveau, cf. notre édition du 14 novembre 2005, www.leconomiste.com): «l’export direct représente 700 millions de DH, ça veut dire zéro!» Pour créer près de 200.000 emplois, «on va focaliser sur le client qui n’existe pas encore». Et de souligner avec humour qu’en politique, ce genre d’approche, en général, ne fait pas long feu puisque personne ne voudra suivre. «C’est très dur à comprendre en effet car les gens n’existent pas et ne votent pas pour vous!» Le budget d’investissement du ministère «qui fait sourire», selon lui, en prendra pour son grade également. 19 milliards de dirhams, «autant dire zéro». Si on résume: pas d’acteurs, pas de budget, un client mystère… Douiri donne des recettes. Comme créer des entreprises capables de livrer 100 millions de dirhams de CA annuel. «Aujourd’hui, c’est le désert», indique-t-il. Et c’est le premier axe: créer des entreprises championnes. Les subventions étatiques devront suivre, des concepts de comarketing, par exemple, devront être appliqués au secteur, il faudra par ailleurs multiplier les filières porteuses, entre autres. Et le cercle vertueux pourra alors se mettre en route. Céline PERROTEY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc