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    Enquête

    Après six ans de procès, Driss Bencheikh acquitté

    Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



    · La cours d'appel innocente Bencheikh dans l'affaire qui l'opposait à Quatro Castelli
    · Les réactions à chaud des professionnels de la place


    M. Driss Bencheikh, secrétaire général de la Bourse, a fini par être acquitté à l'issue du procès qui l'opposait depuis plus de six ans à la société Quatro Castelli dont il était le directeur général. L'accusant d'abus de confiance et de concurrence déloyale, les avocats de la société avaient déposé une plainte auprès du procureur du Roi en décembre 1992. La machine était en marche: Perquisition, évaluation de stocks et saisie. M. Bencheikh a été mis en détention préventive le 14 juin 1993, puis libéré une vingtaine de jours plus tard. Le Tribunal de Première Instance a rendu son jugement en 1996, retenant l'abus de confiance, mais rejetant la concurrence déloyale. Verdict: 4 mois de prison avec sursis et 500 DH d'amende. Ne baissant pas les bras, M. Bencheikh décide de recourir à la Cours d'appel et poursuivre à son tour Quatro Castelli. Entre-temps, beaucoup d'encre a coulé et beaucoup de choses ont changé. M. Bencheikh s'est converti à la finance et a fini par se retrouver parmi les premiers administrateurs de la Bourse des Valeurs de Casablanca en avril 1995. Le 3 juillet de la même année, il a été élu vice-président de la SBVC. En novembre 1996, avec l'approche du départ à la retraite du directeur général de la Bourse, M. Abderrazak Laraki, M. Bencheikh est désigné en tant que successeur. Cependant, conformément aux statuts de la SBVC qui ne permettaient pas d'avoir deux DG en même temps, le Conseil d'Administration a fini par nommer M. Driss Bencheikh secrétaire général, poste créé pour l'occasion et qu'il a occupé jusqu'à aujourd'hui.
    Mais le spectre du procès n'a jamais cessé de peser sur le parcours professionnel de l'homme. Les milieux financiers étaient partagés. Les uns pensaient qu'il était inconcevable d'avoir une personne "suspecte", à un poste clé de la Bourse. D'autres préféraient lui accorder le bénéfice du doute et atteindre l'issue du procès. Ce fut le cas pour le Conseil d'Administration de la Bourse qui a décidé de maintenir dans ses fonctions M. Bencheikh.
    Aujourd'hui qu'il est acquitté, l'homme en question affirme avec un grand soulagement qu'il a effectivement été victime d'une grande pression, mais qu'à chaque fois, il avait pour réponse "le travail, l'action et le sérieux".
    Pour le président de la Bourse de Casablanca, M. Rachid Ouali Alami, il n'y a jamais eu de doute. "C'est quelqu'un en qui j'ai toujours eu confiance. Le Conseil d'Administration de la Bourse a pris la sage décision d'attendre le jugement avant de le condamner et ce fut à son honneur", dit-il. D'autres réactions à chaud rejoignent le même discours avec un point fort en commun: "M. Bencheikh est quelqu'un qui a donné beaucoup à la Bourse de Casablanca. Son savoir-faire et son expérience ont fait de lui une véritable cheville ouvrière. Son acquittement est une aubaine pour la bourse et pour tout le secteur".

    Hanaa FOULANI

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