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    Economie

    Aménagement de la vallée du Bouregreg
    S’attaquer d’abord à la dépollution

    Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

    . Les rejets sur le fleuve seront stoppés en 2006. L’adjudicataire de la décharge «Oum Azza» connu bientôt L’ENVIRONNEMENT reste le principal défi de l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Les menaces représentées par les deux décharges implantées dans la zone, à savoir Akrache et l’Oulja, sont sérieuses. Plus de 80 tonnes de déchets sont rejetés chaque jour. Résultat: un taux de lixivia de 100 m3 par jour au niveau de Akrach et 70 m3 par jour dans l’Oulja. «C’est un égout à ciel ouvert», s’inquiète Essakl Leghmari, DG de Sabr Aménagement. Pour pallier cette situation, le projet de la nouvelle décharge d’Oum Azza est réactivé. L’adjudicataire sera connu «incessamment», déclare Ali Ouazzani, directeur environnement, hydraulique et ports à Sabr. Trois sociétés, une française, une espagnole et une américaine, sont en lice. Celle qui remportera le marché devra répondre à un cahier des charges prévoyant l’ouverture d’un premier casier dans un délai de 4 mois à partir de la date d’adjudication. Cette ouverture sonnera le glas des deux décharges, dont celle d’Oulja est en stade avancé de réhabilitation. Sabr entend en parallèle mettre en place des mécanismes de développement propre. Il sera même question de demande de financements de l’Union européenne.La région compte également 45 rejets d’eaux usées, pour un total journalier de 200.000 m3. Cela explique l’état de pollution très avancé des plages de Rabat et Salé. Les habitats insalubres implantés dans les deux rives ne sont pas raccordés au réseau d’assainissement liquide. Pour résorber ce problème, un travail est mené avec la Redal. «Ce volet consiste en l’élimination des rejets d’eaux usées sur le fleuve et la côte de Rabat», explique Ouazzani. Ce sera possible à travers la mise en place de plusieurs stations de relevage qui achemineront les rejets liquides vers deux émissaires. Deux stations de traitement seront ensuite installées en mer sur une distance de 2 kilomètres des côtes. Ces projets représentent la première phase de ce travail. Ils seront finalisés courant 2006. Une deuxième phase, prévue à l’horizon 2009, prévoit la mise en place d’une station d’épuration. L’exploitation des dizaines de carrières de la région n’échappe pas à la règle de l’anarchie. Un bon nombre d’entre elles n’ont pas d’autorisation d’exploitation. Les cahiers des charges devant régir leurs activités sont loin d’être respectés. Leur mise à l’arrêt est décrétée. Les efforts à mener concerneront le talutage pour éviter qu’elles ne restent verticales et, donc, menaçant de s’écrouler. Ces talus seront par la suite reboisés.Les travaux hydrauliques seront également au programme 2006. Les trois études relatives à ce volet seront finalisées en février prochain. Objectif: rendre navigable le fleuve et dimensionner tous les ouvrages portuaires à construire, à commencer par la Marina fluviale. Entre-temps, les ports de plaisance, les quais à l’intérieur du bras de mer et la protection de la falaise des Oudayas font l’objet d’appels d’offres.


    Le pont Moulay El Hassan sera détruit

    UNE réflexion sur les ponts Moulay El Hassan et Moulay Youssef est également menée. Celle-ci va dans le sens de leur élimination et remplacement par un autre pont, dont le tablier sera haut de 14 mètres par rapport au fleuve. Le but est d’assurer davantage de fluidité pour le tram et les véhicules comme pour les piétons. Des critères esthétiques et la navigabilité des bateaux sont également de mise. Le tunnel des Oudayas et le tram relayant les deux villes sont toujours en gestation. Les tracés sont toujours à la phase de conception. Des études topographiques et techniques sont entamées. La finalité est, entre autres, de préserver le patrimoine architectural et les monuments longeant le Bouregreg de tout risque de dégradation qu’entraînerait le passage du tram.T. Q.

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