×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Agro-industrie : 450 millions de DH pour le rajeunissement du vignoble

    Par L'Economiste | Edition N°:240 Le 25/07/1996 | Partager


    Après une chute brutale vers 1965, puis une période de forte diminution, la production marocaine de vin s'est stabilisée autour de 400.000hl depuis 1981. Elle a de nouveau baissé ces deux dernières années en raison, d'une part, des conditions climatiques défavorables et, d'autre part, du vieillissement des vignes de la Sodea. La production n'a atteint que 332.000hl en 1993, 279.000 en 1994 et 172.000 en 1995. La pluviométrie exceptionnelle de l'hiver 1995/96 permet d'espérer une reprise de la production cette année. Cette reprise, soulignent les experts de l'étude, ne pourra cependant être que partielle, d'un côté parce que la sécheresse des dernières années a durablement éprouvé les pieds de vigne et, de l'autre, parce que la récolte dépendra beaucoup des conditions climatiques au printemps et en été. "Une semaine de chergui entre juin et aout peut faire perdre 30% de la récolte potentielle, quelle qu'ait été la pluviométrie pendant l'hiver". La Sodea domine traditionnellement la production de raisin de cuve et de vin. Sa production a "dramatiquement" décliné au cours des dernières années. Elle est passée de 223.594hl en 1992/93 à 201.371hl en 1993/94 pour chuter à 100.612hl en 1994/95.

    Par ailleurs, concernant les prix, les vinificateurs-embouteilleurs, opérateurs-clés de la filière vini-viticole, puisque assurant, outre la vinification, le conditionnement et la commercialisation du produit, "sont pris en tenailles entre l'augmentation du coût de leur approvisionnement en raisin ou vin de la Sodea et la pression sur les prix de vente grevés par des taxes indirectes en forte augmentation". Les taxes intérieures sur le vin atteignent aujourd'hui un total compris entre 365 et 405 DH/hl, plus la TVA de 20%. Ce montant se décompose comme suit:
    ·Taxe intérieure sur la consommation (TIC):
    -260 DH/hl pour les vins ordinaires;
    -300 DH/hl pour les vins fins.
    ·Taxe parafiscale "Croissant Rouge": 5 DH/hl.
    ·Taxe spécifique, forfaitaire de 100 DH/hl (autrefois de 15 DH/hl), non récupérable.

    Stratégie des entreprises


    Par ailleurs, indiquent les auteurs de l'étude, "la satisfaction du marché intérieur nécessite un rajeunissement et une extension du vignoble. Ce programme représente environ 4.500ha, pour un investissement de 450 millions de DH, à répartir sur 10 ans". La production de Williams Peters, Delorme et Castel est exclusivement destinée à l'exportation. Dans ce contexte, seuls Les Celliers de Meknès, Thalvin et les producteurs indépendants peuvent assurer la satisfaction du marché intérieur, estimé à environ 370.000hl. Sur la base d'un rendement moyen de 65hl/ha, 5.700ha sont donc nécessaires. Les entreprises performantes du secteur, Les Celliers de Meknès, Thalvin et les nouvelles entreprises conjointes, ont une vision claire de la stratégie à suivre pour mieux satisfaire le marché intérieur et développer les exportations. Cette stratégie, est-il souligné, "repose sur une amélioration de la qualité des produits, suivie d'une augmentation des volumes, tout en restant cohérente avec le positionnement des vins marocains sur les marchés européens". Leur principale contrainte demeure l'approvisionnement et, pour les entreprises conjointes, le financement bancaire.
    Enfin, au niveau de l'export, le marché actuel des vins marocains est essentiellement situé en France.
    Sur ce seul marché traditionnel, la demande immédiate se situe à environ 100.000hl. Les importateurs pensent qu'un objectif réaliste serait de la porter en quelques années à 250.000hl, voire 300.000. Cependant, les volumes disponibles sont insuffisants et en diminution. "Les importateurs manquent de volume, à tel point que la distribution en grande surface devient problématique. Seule une augmentation de l'offre peut conférer une crédibilité au vin marocain en grande distribution".


    M. O.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc