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    Agadir: Toujours des bidonvilles

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Le phénomène des familles multiples, une des causes du problème . L’opération de recasement devrait être bouclée fin mars 2011. Les bénéficiaires réclament un accompagnement social Vent préélectoral ou véritable ras-le-bol des populations concernées? Ces derniers temps on assiste à une multiplication des sit-in et des manifestations des bidonvillois tantôt devant le siège de la Commune urbaine, tantôt devant celui d’Al Omrane-Agadir. Pourtant, la station balnéaire avait été déclarée en grandes pompes «Ville sans bidonvilles» il y a exactement un an (décembre 2009). Surprise, des bidonvilles il y en a encore. Mais le dossier n’est pas pour autant classé. Et ce pour plusieurs raisons. La première, et la principale, est que tous les bénéficiaires n’ont pas encore été tous relogés. Il n’empêche qu’un énorme travail a déjà été réalisé sur ce plan. Quand on sait que ce sont plus de 16.300 personnes qui sont concernées au lieu des 12.287 initialement prévus. En effet, depuis 2008, un avenant additif au contrat initial a été signé pour le recasement de ménages supplémentaires. Ce qui a porté à fin 2009 le nombre des ménages concernés par le programme de recasement à 15.600. Mais c’était sans compter avec le phénomène de la multiplication des familles. Ce qui a porté le nombre des bénéficiaires à plus de 16.000 in fine. Aussi, en raison de l’insistance de plusieurs ménages qui considèrent avoir été lésés, les listes des recensés ont été rouvertes une ultime fois, indique une source institutionnelle bien informée. Selon cette source, le retard du programme de recasement est dû, d’une part, à des complications juridiques aujourd’hui réglées mais aussi au phénomène des familles multiples. «L’opération de relogement devrait être bouclée entièrement à fin mars 2011», assure notre source. Pour l’heure, les sites qui posent encore problème à Al Omrane-Agadir pour le recasement des biodonvillois, sont celui d’Abaraz (500 lots), au dessus de Hay Mohammadi et celui d’El Hajeb (150 lots). «Sinon pour les autres, les lots sont équipés et plus de 556 logements sont achevés. Mais les bénéficiaires ne se pressent pas pour venir régler leur dossier», précise-t-on. Les concernés disent «n’avoir pas de moyens pour construire ou payer leurs logements». Aussi, ce qu’ils réclament le plus aujourd’hui, c’est un accompagnement social. Une démarche incontournable pour éviter que l’histoire ne se répète à travers la prolifération de nouveaux bidonvilles cette fois en périphérie. Surtout que certains attributaires ont préféré spéculer sur leurs lots. Selon une source bien informée, certains lots de recasement dans des quartiers tel Lagouira ont atteint des prix de 600.000 DH alors qu’ils ont été attribués au prix de 20.000 DH. C’est ce que l’on appelle faire de la plus-value!


    Historique

    Lancé en 2004, le programme de résorption a buté sur de nombreux freins. L’essentiel de ces obstacles a résidé dans la masse et la taille réelle des baraques et des ménages. Dans ce contexte, le programme avait pris du retard qui était à 54% à moins de 2 mois de la date butoir fixée initialement à fin 2007 pour déclarer la ville d’Agadir sans bidonvilles. Il a fallu donc, pour rattraper le retard, faire des bouchées doubles. Ainsi, entre les 21 octobre 2007 et 4 novembre 2008, plus de 40 opérations d’intervention ont été menées au niveau des différents quartiers de bidonvilles. Ce programme a permis la démolition de plus de 9000 baraques en une année, et l’éradication totale et définitive de l’ensemble des noyaux de bidonvilles stipulés par le contrat «ville sans bidonville» (VSB) et dont certains datent de l’ère d’avant l’indépendance. Il faut reconnaître que les objectifs n’auraient pu être atteints sans l’implication des autorités locales. Mais, il est également important aujourd’hui de boucler les programmes de recasement. Au total, ils étaient sept à travers la ville. Parallèlement, il est crucial de veiller à ce que ces noyaux éradiqués ne renaissent pas en périphérie. Le risque existe, car l’analyse du processus de développement au niveau de l’agglomération d’Agadir met en exergue un dynamisme exceptionnel en terme d’accroissement de la population. Cet indicateur dépasse largement la moyenne urbaine nationale (3,6%), avec plus de 25.000 nouveaux urbains annuels dans l’agglomération. De nos correspondantes, M.A & I.Bo

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