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    Agadir: Kasbat Souss embourbée dans un litige

    Par L'Economiste | Edition N°:3338 Le 11/08/2010 | Partager

    . Destruction de sept stands d’artisans. Motif: Des constructions hors la loi. Les commerçants délogés crient au scandale EN rejoignant leur lieu de travail ce jour-là, les artisans travaillant à «Kasbat Souss», un «centre commercial artisanal», n’avaient aucune idée de ce qui les attendait. «En effet, raconte ce témoin, nous avons été surpris par l’intervention massive des forces de l’ordre qui ont réduit sept échoppes en miettes». Ces hommes se retrouvent donc du jour au lendemain dans la rue à cause d’un litige- entre le propriétaire et la municipalité- dans lequel ils ont tenu le mauvais rôle. La destruction a effectivement suivi les étapes en vigueur et a été déclenchée en réaction à des constructions non réglementaires entreprises par le gérant du café. «L’autorisation qui lui a été donnée il y a quelques années concernait juste la gestion du café-restaurant», confie un responsable à la Commune urbaine. Il n’a pas tenu compte de nos avertissements et s’est permis de construire des extensions et de louer des locaux aux artisans». Des locaux qui, au départ, servaient de box aux chameaux et qui ont été utilisés par la suite comme boutiques et ateliers par les artisans au travers des contrats de bail ou de gestion, soit encore, via une convention temporaire d’exposition de produits. «Nous ignorions les problèmes qu’il y avait entre lui et la municipalité: nous avons donc payé un dû pour avoir les locaux et nous avons investi pour qu’ils soient à la hauteur de notre clientèle», explique cet artisan. «Après ce qui vient de se passer, nous sommes sans ressources», ajoute-t-il. L’impact socio-économique sur ces artistes de l’art marocain et leurs familles est de taille d’autant plus qu’ils ratent la haute saison, période pendant laquelle ils avaient toutes les chances de liquider leurs stocks. Il s’agit donc de trouver dans l’urgence une solution pour une cinquantaine d’artisans, qui ont besoin de stabilité pour pouvoir créer et produire. «Ce sont des gens qui détiennent un savoir-faire dans l’artisanat, secteur grâce auquel le tourisme se développe. Notre vœu est qu’ils soient recasés rapidement». C’est vrai, il faut lutter contre l’informel et contre tout ce qui peut ternir l’image de la ville, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de gens modestes qui sont pénalisés pour une faute qu’ils n’ont pas commise, indique Hassan Merzouki, président de la Commission de l’Artisanat Souss Massa Draâ. Le propriétaire du café n’a pas hésité quant à lui à parler de règlements de comptes personnels. «Sinon comment expliquer cette décision qui est appliquée seulement maintenant alors qu’on exploite cette zone cela fait plusieurs années? », demande-t-il. «Kasbat Souss» est située au quartier Aghroud à Bensergao à 5 km d’Agadir. Elle a été aménagée sur 3.000 mètres et comprend aujourd’hui un café-restaurant, un espace enfants, des sanitaires et plus de 40 locaux où les artisans travaillent et exposent leurs produits, fruit d’activité telle la broderie, la bijouterie, le carrelage, la mosaïque, la sculpture sur verre, sur bois, la dinanderie, la poterie… Cependant, le propriétaire n’avait que l’autorisation d’exploitation et de gestion du café-restaurant et non celle de louer et de construire des locaux en dehors de cette convention d’autant plus que la zone en question est inondable. Il faut noter par ailleurs qu’un «complexe commercial touristique socioculturel et d’appui des métiers artisanaux» a été construit dans le quartier Aghroud à Bensergao dans le cadre du programme transversal de l’Initiative national de développement humain (INDH). 7 millions de DH ont été alloués à ce projet dont 5,6 millions financés par l’INDH et 1,4 million de DH avancés par la commune urbaine. Après appel à candidature lancé par le comité local de développement humain, le directeur du complexe a été désigné ainsi que le staff administratif. Le centre qui sera opérationnel dès septembre prochain, est destiné principalement aux artisans d’Aghroud. Ceux-ci devront présenter leurs dossiers et répondre à des critères de sélection et d’éligibilité bien précis. Les démunis étant prioritaires. Peut-être aussi une solution pour les artisans chassés de «Kasbat Sous » qui pourront y trouver un nouveau départ.


    Polémique autour de tentes

    LORS de l’intervention des forces de l’ordre, «douze tentes pour une foire artisanale mobile ont été démontées et non détruites», précise une responsable auprès de l’INDH. Elles étaient exposées en attendant qu’une commission vérifie si elles répondent bien aux normes. Une polémique a été suscitée autour de ces tentes surtout après la rumeur disant «qu’elles appartiennent à l’INDH»! En fait, il s’agit d’un projet présenté par l’«Association des artisans du complexe la Médina d’Agadir» pour la confection de 32 tentes de 9 m2 chacune, destinées à une foire artisanale mobile. L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet qui rentre dans le cadre du programme transversal de l’INDH est de 250.000 DH dont 75.000 DH avancés par le porteur du projet et 175.000 DH financés par l’INDH.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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