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    Economie

    Agadir-Ida Outanane: Un «plan vert» pour le miel

    Par L'Economiste | Edition N°:3342 Le 17/08/2010 | Partager

    . Quatre collectivités veulent intensifier la production. Une enveloppe budgétaire de près de 13 millions de DH. 22.000 ruches à l’horizon 2020UN projet de labellisation et d’intensification de la production du miel va être mis en place dans la région d’Imouzzer Ida Outanane dans le cadre du Plan Maroc Vert. Quatre collectivités locales sont concernées par ce projet de développement apicole, à savoir Imouzzer, Tiki, Aziar et Tadart pour 500 bénéficiaires. Une enveloppe budgétaire de 12,875 millions de DH a été allouée à ce projet qui s’étale sur cinq ans. Ce montant concerne les études relatives à la labellisation, la modernisation du secteur, la commercialisation du produit et le suivi technique. 88% du chiffre global sont financés par l’Etat et 12% par les bénéficiaires. En fait, il s’agit de moderniser le secteur apicole en remplaçant près de 10.500 ruches classiques par 22.000 ruches modernes à l’horizon 2020. Une mesure qui devrait permettre d’augmenter la production et, par conséquent, améliorer les revenus des apiculteurs. Le projet a aussi d’autres objectifs. Entre autres, la protection de l’abeille saharienne; la création d’opportunités d’emploi supplémentaires et l’organisation et la réglementation de l’emploi dans ce domaine. Dans ce sens, il sera procédé, de 2011 à 2015, à l’acquisition et à la distribution de 2.500 ruches pleines à raison de 500 par an, 4.500 unités vides, 4.500 reines d’abeilles sélectionnées pour l’amélioration génétique, soit respectivement 500 unités en 2011 et 1.000 unités par an entre 2012 et 2015. Le conseil, le suivi technique et la couverture vétérinaire seront aussi assurés par ailleurs. Il faut signaler que certains obstacles entravent la région, connue pour ses montagnes et vallées qui représentent 98% de sa formation. De plus, le climat sec est dominant et les précipitations sont faibles et irrégulières. La population locale, quant à elle, s’adonne à une agriculture vivrière basée sur la culture des céréales (orge) et des arbres fruitiers. Concernant l’élevage du bétail, c’est le caractère traditionnel qui est prédominant. On peut citer aussi la rareté de l’eau et surtout le manque d’équipements utilisés pour fournir population et bétail en eau potable. D’un autre côté, terres agricoles et fermes sont dispersées et morcelées. Néanmoins, la région regorge de potentialités pouvant améliorer la situation de la population, si elles sont bien exploitées évidemment. Ainsi, il y a la possibilité d’utiliser les eaux souterraines pour remédier à la problématique de l’eau. D’autre part, il faut souligner l’abondance et la diversité des cultures et des plantes à pollen, élément propice à un projet relatif au secteur apicole. L’espace offre aussi une multitude d’arbres forestiers importants dont l’arganier. La région est connue pour ses produits de haute qualité qui sont reconnus sur le plan national et international, l’huile d’argane et d’amandes sont l’exemple de ces produits. En outre, les habitants, solidaires, sont encore attachés à la terre et sont ouverts au développement. A terme, le projet de labellisation et d’intensification de la production du miel à Imouzzer Ida Outanane devra avoir un impact socio-économique important. Ainsi en 2010, on enregistre la production de 176,75 tonnes de miel. On en prévoit 356,25 tonnes en 2020. Le chiffre d’affaires va passer de 10,605 millions à 27,975 millions de DH et le nombre de journées de travail (JT), au lieu des 91.505 actuelles, sera de 108.905 JT, soit beaucoup d’opportunités d’emploi en perspective. Pour rappel, entre forêts, terres bours et terres irriguées, la superficie globale utilisable pour l’agriculture est de 18.600 hectares pour Imouzzer, 25.000 ha pour Tiki, 14.200 pour Aziar et 19.000 ha pour Taddart.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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