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    Economie

    Agadir: Boussaid et Kabbage en froid sur l'affichage

    Par L'Economiste | Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    . A l'origine du désaccord, une autorisation délivrée par la Commune à une société locale. Les arguments des élus et des institutionnels divergent Comment sont délivrées les autorisations d’implantation des panneaux d’affichage publicitaire? Quels sont les organes compétents en la matière? Ces questions se posent depuis peu avec acuité à Agadir. A l’origine de cette situation, une autorisation délivrée par la commune à une entreprise locale dénommée Scanner Sud. De fait, le sujet divise même Tariq Kabbage, maire de la ville et Mohamed Boussaid, wali du Souss-Massa-Draâ. Ce dernier a adressé en juillet dernier un courrier à la Commune urbaine pour manifester son désaccord quant à ce marché pour lequel il n’avait pas été consulté pour approbation. Son entourage tient à souligner, toutefois, que la situation n’est pas une source de conflit entre le wali et le maire de la ville. Rappelons dans ce contexte que lors de sa nomination, le wali avait explicitement indiqué qu’il n’y aura pas de conflit entre les élus et la wilaya. Et aujourd’hui, pour des responsables au sein de l’institution, le désaccord n’en est pas un et s’inscrit uniquement dans le traitement normal des dossiers. Les divergences des points de vue sur la question des autorisations de l’affichage publicitaire sont cependant bien réelles. Selon des sources proches du dossier à la wilaya d’Agadir, l’autorisation octroyée à la société Scanner Sud n’a pas été délivrée dans le cadre réglementaire arrêté en la matière. «Les dispositions concernant l’affichage publicitaire telles que contenues dans la circulaire du 2 juillet 2001 du ministère de l’Intérieur, n’ont pas été respectées. Il n’y a pas eu d’appel à concurrence, pas de délibérations du conseil pour ce dossier et pas d’approbation de la tutelle», précise un institutionnel. Mais les élus proches de Tariq Kabbage sont loin d’approuver ses remarques. De leur avis, cette autorisation est valide. «Elle est en conformité avec les dispositions de la Charte communale», précise un élu. «Dans la loi 78/00 portant Charte communale, ce sont les articles 37 et 47 dans son 8e alinéa, règlementant les actes d’occupation du domaine public communal dans le cadre respectivement des attributions du Conseil communal et du président du Conseil communal qui ont été pris en compte dans ce dossier. Et de ce fait les dispositions de la circulaire ministérielle du 2 juillet 2001 sont caduques», poursuit-il. «Mais pas du tout, cette circulaire est toujours en vigueur», réagit un institutionnel bien informé. Il montre du doigt également l’absence de délibérations du Conseil communal sur le dossier.


    Arguments

    «Le cahier des charges en matière d’affichage publicitaire a été approuvé en Conseil communal en 2007», indique-t-on du côté de la Commune urbaine d’Agadir. «L’autorisation délivrée à Scanner Sud n’a pas fait cependant l’objet de délibérations au sein du Conseil», souligne-t-on encore du côté de la wilaya. Mais les élus sont persuadés que leurs arguments sont bien fondés. Malgré le courrier du wali, ils disent n’avoir pas annulé l’autorisation délivrée à la société en question. Le mot de la fin cependant est loin d’être dit sur ce dossier. Mais parions que le maire et le wali trouveront un terrain d’entente sur le dossier. Ils semblent en tout cas dès le début de leur cohabitation volontaires pour une bonne collaboration. Le développement d’Agadir le nécessite. De notre correspondante, Malika ALAMI

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