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    ADM: Les derniers contours de l'émission obligataire

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Pour optimiser la politique de financement de l'ADM, Attijari Finances recommande plusieurs techniques successives: élargissement du tour de table, émission d'obligations puis d'obligations convertibles et lancement d'une OPV après 2007.


    Le dispositif de renflouement des fonds propres des Autoroutes Du Maroc (ADM) sera arrêté dans les prochaines semaines. L'élargis-sement du tour de table à de nouveaux investisseurs n'est pas exclu. Cependant, le schéma de financement proposé par Attijari Finances, conseiller de la société pour cette opération, met davantage l'accent sur l'émission d'un produit obligataire.
    Objectif: permettre à ADM de lever des fonds dans l'immédiat et reporter les échéances de remboursement ainsi que le paiement des intérêts au-delà de 2006." Les trafics arriveront à maturité et l'entreprise commencera alors à gagner de l'argent", explique M. Youssef Rouissi du Département Conseil d'Attijari Finances. Une première tranche de 500 millions de DH pourrait être lancée sur le marché local au cours du premier semestre 1998. Les contours de l'opération, à savoir les taux et les maturités, ne sont pas encore officiellement arrêtés. Il apparaît toutefois que la maturité du produit gravitera autour de 10 ans. Le taux de sortie serait, lui, inférieur à 10%. Autre inconnue: l'octroi ou non de la garantie de l'Etat. Celle-ci sera sans doute sollicitée pour l'émission de la première tranche et se traduira par une décote sur le taux de sortie. Ce qui facilitera d'autant l'opération de placement. L'animation du marché secondaire pour garantir la négociabilité du produit constitue l'autre facteur de succès."Pour les tranches suivantes, la garantie de l'Etat deviendra de moins en moins nécessaire", précise M. Rouissi.

    Aussi Attijari Finances étudie-t-il l'opportunité de lancer pour la deuxième tranche en 1999, une ligne d'obligations convertibles en actions (OC). Là aussi, l'option de convertibilité se traduira par une décote sur le taux de sortie. "Pour l'heure, la loi sur les SA interdit aux entreprises publiques d'émettre des OC, car cela reviendrait à une privatisation déguisée", est-il relevé. Il faudra donc prévoir un amendement à la loi.

    Au-delà de 2007, l'ADM devra disposer d'un matelas de trésorerie conséquent et donc d'une capacité de remboursement confortée. Elle entrera dans sa phase bénéficiaire et se traitera à des niveaux de valorisation plus attractifs. Il sera alors possible de recourir à une levée de fonds par voie d'OPV.
    Dans l'immédiat, les solutions en fonds propres semblent inappropriées pour couvrir la totalité des besoins d'ADM, estiment les analystes d'Attijari Finances. Ces besoins sont évalués à près de 1,5 milliard de DH pour les 5 prochaines années. A priori, la contribution en fonds propres ne peut dépasser les 400 millions de DH. "Elle implique une renonciation à la liquidité très forte, car les premiers dividendes, d'un montant très faible, ne seront perçus qu'au-delà de 2007". Il sera donc plus profitable pour un institutionnel long en épargne de prendre une partie en fonds propres et une partie en dettes. Pour l'heure, Attijari émet des réserves quant au placement d'une tranche interna-tionale compte tenu de la maturité longue du placement et de l'impact du risque Dollar. De plus, l'absence de rating du risque souverain n'arrange pas les choses.


    Les besoins d'ADM


    ADM a en chantier 3 projets: Casablanca/Settat, Rabat/Fès et Rabat/Sidi Yamani. Ces projets requièrent un investissement global de 7,2 milliards de DH dont 6,2 milliards ont été financés par des emprunts concessionnels. En outre, ADM bénéficie depuis 1991 de la concession de l'autoroute Casablanca/Rabat. Elle n'en supporte ni l'investissement, ni l'endettement financier à moyen et long termes. Ce tronçon draine 20.000 véhicules/jour et contribue largement à l'équilibre de la trésorerie d'ADM. Le tronçon Rabat/Larache tourne, lui, avec des niveaux de trafic encore trop faibles. Selon Attijari Finances, la trésorerie s'améliorera à partir de 2010: le trafic de Casa/Rabat arrivera à maturité avec 40.000 véhicules/jour; Casa/Settat atteindra jusqu'à 35.000 véhicules/jour sur certains tronçons et Rabat/Larache atteindra des niveaux de trafic plus confortables.

    Mouna KABLY

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