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    Economie Internationale

    Accord mondial sur l'aluminium : La Justice américaine ouvre une enquête

    Par L'Economiste | Edition N°:144 Le 08/09/1994 | Partager

    L'administration américaine a ouvert une enquête concernant l'accord de réduction concertée des capacités de production décidée par les producteurs d'aluminium en mars dernier.

    L'annonce de cette procédure a créé un effet de surprise chez les industriels. "Je ne comprends pas, a affirmé M. Dick Dermer, président de l'Association Européenne de l'Aluminium. Le Département américain de la Justice et celui du Commerce étaient tous deux très bien représentés". Bien plus, cet accord avait été conclu au terme de négociations pluripartites entérinées par les administrations des différents pays. Suite à l'effondrement des cours d'aluminium, les principaux producteurs mondiaux s'étaient réunis le 2 mars à Ottawa pour assainir leur marché. Cette rencontre s'était soldée par un accord de réduction de leur production. Echafaudé sur la base d'une proposition de la Commission européenne en janvier dernier, cet accord engage les Etats-Unis, le Canada, la Russie, l'Australie et les pays européens à geler entre 1,5 et 2 millions de tonnes de capacité de production. Selon des analystes, il faudra près de deux ans pour résorber le stock actuel. Cette prévision correspond d'ailleurs à la durée de mise en application de l'accord. Celui-ci rappelle l'engagement de la Russie, largement responsable du déséquilibre du marché, de réduire de 500.000 tonnes ses capacités de production. Cette réduction devait s'effectuer en deux temps : 300.000 tonnes avant le mois de mai et 200.000 tonnes avant août. Ce volume ne représente qu'un sixième de la capacité totale de la CEI, estimée à 3 millions de tonnes, ce qui la place juste derrière les Etats-Unis qui comptent 4 millions de tonnes.

    Les autres producteurs ont pour leur part décidé de geler 1.250.000 tonnes mais sans donner d'objectifs chiffrés afin de ne pas contrevenir aux règles anti-trust. Selon les termes de l'accord, les Etats-Unis, le Canada et la France doivent fournir les principaux efforts. Les Américains promettent de réduire leur capacité de 180.000 tonnes, le Canada de 156.000 tonnes et la France (Pechiney) de 120.000 tonnes.

    Synthèse réalisées par Hakima EL MARIKY

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