×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Abattage clandestin
    Les chevillards ne relâchent pas la pression

    Par L'Economiste | Edition N°:3339 Le 12/08/2010 | Partager

    . Mêmes requêtes à table depuis 7 ans. Prix et conditions du transport de viande posent aussi problème . Pour l’instant, des promesses n’ont pas eu de lendemainPAS de répit chez les chevillards. Et ce, malgré l’accalmie apparente. Les problèmes sont les mêmes et les réunions avec les responsables n’aboutissent pas. Une rencontre s’est tenue récemment avec le gouverneur de la préfecture d’arrondissement Moulay Rachid, Mustapha Attar. Le bureau régional des chevillards a étalé devant l’autorité locale une série de (vieilles et récurrentes) requêtes. Primo, la qualité des viandes distribuée. Secundo, le prix et les conditions du transport et de la livraison de la marchandise par les transporteurs. Enfin, l’épineux et éternel problème de l’abattage clandestin. Les bouchers s’insurgent contre les prix pratiqués (environs 80 DH la carcasse), la surcharge des camions de transport et le non respect des règles d’hygiène par les ouvriers. Quelle solution prévoient les autorités locales? Ces dernières donnent une promesse. C’est celle d’engager un dialogue avec les parties prenantes concernées par ces demandes. Le prix du transport de viande est aussi une revendication insistante des chevillards. Mais aucune solution magique ne se profile à l’horizon. Là aussi, les professionnels de l’abattage comptent sur les bienfaits du dialogue. Ils entendent, dans les jours qui viennent, se mettre à tables avec les transporteurs sous le parrainage des autorités. L’abattage clandestin fait ravage dans la métropole. Avec ces quatre millions de consommateurs, Casablanca constitue le plus grand point d’écoulement de viande. Un marché convoité par tout le monde et les clandestins s’y activent de jour comme de nuit. «Nous mettons la responsabilité des dérapages, du laisser aller sur le Conseil de la ville en tant qu’autorité de régulation», indique Taha Chihb, coordinateur régional des chevillards.Depuis la gestion déléguée de l’abattage, les relations ne cessent de s’envenimer entre les professionnels et les gestionnaires de l’abattage (cf. www.leconomiste.com). Entre sit-in, grèves, boycott des abattoirs, les chevillards multiplient les protestations. Mais sans avancée notable. Apparemment, l’abattage hors abattoirs défie tout le monde. Curieusement, c’est avec la concession des abattoirs à la gestion du privé qu’il a connu un développement spectaculaire. Les chevillards ayant déserté les abattoirs ne cessent d’augmenter. «Les abattoirs sont mal gérées et les frais à payer à la société gestionnaire nous ôtent toute compétitivité», avance la profession. «C’est parce que les abattoirs sont passés à une gestion moderne qui ne laisse aucune chance à des pratiques malsaines que certains chevillards les ont quittés», rétorquent les élus. A la mi-juin dernière, faut-il le rappeler, le syndicat des chevillards a tenu une réunion consacrée à ce problème avec les responsables de la préfecture de Moulay Rachid. «La réunion a mis face à face le gouverneur de la préfecture et le coordinateur local de l’Ugep et le secrétaire général du syndicat des chevillards au siège de la wilaya », selon des sources proches. La rencontre ne peut apporter du nouveau.Les failles sont connues de tout le monde et les solutions aussi. Les parties (autorités, élus et chevillards) se sont mis d’accord sur les mesures à prendre il y a quatre ans et les ont déjà mises en œuvre. Et comme le défaut de continuité constitue le mal qui ronge beaucoup de secteurs. Là aussi, après une mise en œuvre d’au moins d’une année, c’est le retour à la case départ. Place à la renégociation, reformulations des mêmes mesures et accord sur leur bonne exécution. Il s’agit de réactiver les brigades de contrôle de nuit, du renforcement de ces dernières par un agent de la PJ pour consigner dans de PV et sur le champ des contraventions, fermeture des boucheries prises en flagrant délit. Les bouchers et les lieux d’abattage parallèles et clandestins sont connus des autorités, des élus et des citoyens. A vrai dire, chaque quartier de Casablanca a son propre abattoir clandestin. Ces points d’écoulement clandestins sont tous connus des moqaddems, chyoukh, caïds, chef de cercle, gouverneurs. Pourtant, ils se livrent à leur commerce à la fois illégal et juteux sans grande gêne. Ils sont à rue Mâaden à Derb Ghallef, à Firara, Okacha, Dallas à Oulfa, Derb Sbalyoune, Sidi Moumen, etc. «Si l’abattage clandestin a la peau dure, c’est tout simplement parce qu’il est protégé au vu des intérêts divers qu’il assure aux parties de tous bords».Ali JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc